Les atouts de chaque pièce

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Les atouts de chaque pièce

Comment bien jouer ses pions
Bien jouer ses Tours tour
Bien jouer ses Cavaliers cavalier
Bien jouer ses Fous fou
Bien jouer sa Dame dame
Bien jouer le Roi roi

Cette rubrique est en cours de constitution.

Valoriser ses pièces

Mieux utiliser les ressources de son camp est ce qui fait la différence, aux échecs.

Les deux joueurs disposant exactement des mêmes pièces au départ, exécutant les mêmes déplacements et disposées face à face, leur utilisation est forcément déterminante, et il est conseillé d’observer attentivement chaque pièce et ses particularités pour comprendre ses points forts et ses points faibles, ses atouts et ses failles, afin de comprendre l’utilisation qu’on peut en faire avant de se mettre à jouer plus sérieusement.

Au début du match, seul diffère le fait que les blancs débutent la partie, pour différencier chaque camp. Ces derniers ont donc un temps d’avance. C’est un petit avantage, les blancs possédant l’initiative et choisissant un peu plus terrain, si l’on peut dire. Mais qui ne suffit normalement pas à les faire gagner, même en jouant presque parfaitement, si les noirs jouent aussi bien qu’eux et de manière aussi précise.

La vraie différence va donc se faire avec l’utilisation par chaque joueur de ses éléments, l’exploitation du potentiel de chaque pièce, pour réussir à tirer parti de ses points forts. Pour contrôler et occuper les cases importantes, pour contrecarrer l’adversaire, idéalement, chacune doit jouer un rôle, et son rôle le plus efficace. Le plus contraignant, le plus menaçant, ou le meilleur défensivement. Elle tirera ainsi parti de ses atouts, et s’organisera avec ses alliées pour maximiser la pression.

La valeur des pièces

Nous avons vu, avec la valeur initiale des pièces, une hiérarchie entre chacune d’elles, qui est valable de manière générale. Ces « valeurs » sont à retenir, car elles sont presque toujours vraies. Connaître les forces et les faiblesses de ses pièces, de son « matériel », est donc essentiel aux échecs.

Les pièces sont différentes et possèdent chacune un déplacement, donc des atouts particuliers (différents atouts, parfois des limites, parfois des points faibles), et sont selon les configurations utiles, menaçantes, décisives, ou vulnérables.

Bien utilisées, elles peuvent créer la différence à elles seules, en électron libre, ou créer la brèche décisive pour des alliées, dirigées vers la même cible.

De même, selon une configuration d’attaque ou de défense, on devra procéder différemment, soit pour parvenir à conclure, soit pour réduire la pression adverse, et contrôler le danger.

Naturellement, c’est le camp qui tire le mieux parti de ses ressources, qui les fait mieux collaborer entre elles, qui aura tout à gagner.

Dénominations

Faisons brièvement un petit tour d’horizon des forces en présence. On distingue, dans le vocabulaire du jeu, les pions et les pièces. Parmi les pièces, on distingue ensuite les pièces mineures (fou, cavalier) et les pièces majeures (dame, tour).

Les pions, eux, sont un peu comme des fantassins. Ils avancent mais ne reculent jamais, tandis que les pièces, elles, peuvent avancer et reculer à volonté.

Parmi les pièces, on distingue :

Les pièces mineures, les fous et les cavaliers, aussi appelées pièces légères (valant 3 points).
Les pièces majeures (pièces lourdes), ayant une longue portée « verticale », que sont les tours et la reine (valant 5 points pour la tour, et 10 pour la dame).

La dame est largement la meilleure pièce, et ce n’est généralement pas pour rien qu’on la choisit en grande majorité, pour remplacer un pion parvenu sur la dernière rangée.

Les tours à distance font aussi « mal » au camp adverse. Mais il faut être très patient, attendre une ouverture de colonne pour les déplacer, car au début, elle n’ont pas assez d’impact, et sont plutôt les cibles des pièces mineures.

Mais à long terme, les pièces majeures font parler la poudre.

A chacun son rôle

Les pièces mineures, fous et cavaliers, sont à sortir au plus vite pour occuper les cases principales, verrouiller les accès, et débuter les hostilités. Si elles agissent comme il le faut, elles ouvriront des brèches, et leur action sera récompensée par une capture, l’isolement du roi, une ouverture exploitable, ou une stratégie envisageable.

Dans tous les cas, elles préparent au moins le terrain, et c’est avec l’envoi des pions, combiné avec la puissance des tours qui les accompagnent, que l’attaque se poursuit généralement.