Boris Spassky

– Meilleurs joueurs d’hier
– Champions du monde

Boris Spassky
Naissance 30 janvier 1937 (74 ans)
Leningrad, URSS
Nationalité Drapeau : France France
Drapeau : URSS Union soviétique
Profession(s) Joueur d’ échecs
Distinctions Champion du monde d’échecs

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Boris Vassilievitch Spassky, né le 30 janvier 1937 à Leningrad (URSS), est un joueur d’échecs soviétique, puis français. Grand maître international à dix-neuf ans en 1956, il est devenu le dixième champion du monde d’échecs en battant Tigran Petrossian à Moscou en 1969, et perdit ce titre en 1972 face à Bobby Fischer. En 1976, il a épousé une Française et s’est installé en France. Il a joué au premier échiquier de l’équipe de France lors des championnats du monde par équipes de 1985 et des olympiades d’échecs de 1984, 1986 et 1988.

Sommaire

Biographie et carrière

Enfance (1937–1946)

Spassky naquit à Léningrad en janvier 1937. Son père (né en 1906) était un ingénieur en construction ; sa mère (née en 1905) était d’origine paysanne. Ses parents s’étaient mariés en 1932 à Léningrad et Boris était le deuxième de leurs trois enfants. Pendant la guerre, Spassky et son frère ainé (né en 1934) furent évacués avec les autres enfants de Léningrad vers le district de Kirov, où il apprit à jouer aux échecs à l’âge de cinq ans. Au début de 1943, ses parents quittèrent Léningrad assiégée et le rejoignirent. Ils divorcèrent en 1944. Pendant l’été 1946, à 9 ans et demi, Spassky revint à Léningrad avec sa mère.

Formation aux échecs (1946–1952)

En novembre 1946, Spassky adhérait à la section d’échecs au palais des pionniers à Leningrad et rencontrait Vladimir Zak (âgé de 33 ans). À 11 ans, en 1948, il terminait cinquième du championnat de Léningrad junior et devenait le plus jeune joueur en URSS à obtenir le titre de joueur de 1re catégorie ; la même année, il gagnait le championnat de sa catégorie. Considéré comme un prodige, son talent fut immédiatement reconnu et encouragé par l’État. Outre la mise à sa disposition d’un entraîneur en vue, Zak, Spassky reçut une bourse mensuelle de 120 roubles en 1948-1949. Grâce à sa deuxième place au championnat d’URSS junior de 1951, à 14 ans, il devint le plus jeune candidat-maître en URSS, ce qui lui permit de participer au quart de finale du championnat d’URSS adultes, en novembre 1951 à Riga. Il obtint 8,5 points sur 15, termina 7e-8e, et fut éliminé du championnat d’URSS. L’année suivante (1952), il termina deuxième du championnat de Leningrad (9,5 / 13), deux points derrière Mark Taïmanov, mais devant Kortchnoï et Levenfisch. Àprès le tournoi de Riga, Zak chercha un nouvel entraineur pour aider Spassky à progresser ; il proposa Grigori Levenfisch, mais Spassky choisit de le remplacer par Aleksandr Tolouch, contre lequel Zak était opposé.

Débuts internationaux (1953–1956)

Ses succès poussèrent la Fédération soviétique des échecs à envoyer Spassky en 1953 à Bucarest, pour son premier tournoi international, auquel participaient Vassily Smyslov et Tigran Petrossian. La première place du tournoi fut occupée par l’entraineur de Spassky, Tolouch. Spassky obtint la 4e-6e place (+8 -3 =8), battit Smyslov, et à 16 ans, reçut en conséquence le titre de maître international.

En 1954, Spassky termina quatrième (+6 -2 =12) de la demi-finale du championnat d’URSS à Léningrad remportée par Taïmanov, et se qualifia pour la finale du XXIIe championnat d’URSS de 1955 à Moscou, où il termina 3e-6e (+7 -3 =9), devant Keres, Taïmanov, Averbakh et Kortchnoï. Le XXIIe championnat d’URSS était un tournoi zonal, qualificatif pour le tournoi interzonal de Göteborg, et Spassky prit une des quatre places qualificatives. Lors de cet interzonal, il finit 7e-9e et prit une des neuf places qualificatives pour le tournoi des candidats de 1956 à Amsterdam (+3 -2 =8), où il ne parvint pas à obtenir le droit d’affronter Mikhaïl Botvinnik, finissant à la 3e-7e place (+3 -2 =13).

En 1955, entre la finale du championnat d’URSS et l’interzonal de Göteborg, Spassky devint champion du monde junior à Anvers.

Au début de 1956, qualifié d’office pour la finale du XXIIIe championnat d’URSS, Spassky termina 1er-3e, mais perdit le mini-tournoi de départage remporté par Taimanov.

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Échec aux championnats d’URSS (1957—1961)

De 1956 à 1960, Spassky remporta les cinq demi-finales du championnat d’URSS qu’il disputa : il fut 1er-5e en 1956, 1er-2e en 1957, 1958 et 1959 ; puis il termina seul premier de sa demi-finale en 1960. Mais alors que les observateurs lui prédisaient un bel avenir, Spassky fut éclipsé par la montée en puissance de Tal, puis de Petrossian. En 1957, il fut 4e-5e (+7 -1 =12) de la finale du XXIVe championnat d’URSS remporté par Tal. En 1958, Spassky termina 5e-6e (+7 -4 =7) avec Polougaïevski, mais après Petrossian, Bronstein et Averbakh de la finale du XXVe championnat d’URSS, remporté par Tal. Ce tournoi était un tournoi zonal et Spassky ne se qualifia pas pour le tournoi interzonal de 1958. Il avait perdu dans la dernière ronde une position gagnante contre Tal. L’année suivante, en 1959, il termina 2e-3e (+8 -2 =9) de la finale du XXVIe championnat d’URSS remporté par Petrossian. En 1960, il finit seulement dixième.

En janvier-février 1961, il termina 5e-6e sur 20 participants (+7 -4 =8), avec Smyslov, mais après Petrossian, Kortchnoï, Geller et Stein du XXVIIIe championnat d’URSS qui était un tournoi zonal et il ne se qualifia pas pour le tournoi interzonal de 1962 : il perdit dans la 18e ronde contre Kortchnoï et abandonna dans la 19e et dernière ronde contre Stein, alors que sa position offrait des chances de nullité. Après ce deuxième échec consécutif dans un tournoi zonal, Spassky remplaça son entraîneur Tolouch par Bondarevski, qui l’accompagna jusqu’au titre de champion du monde, en 1969.

Champion d’URSS (novembre 1961 et 1973)

En 1961, après avoir changé d’entraineur, Spassky se sépara également de sa première femme. En novembre-décembre 1961, après sa période de passage à vide (1957-1961), Spassky remporta le XXIXechampionnat d’URSS (+10 -1 =9). L’année suivante, en décembre 1962, il ne finit que 5e du XXXe championnat d’URSS remporté par Kortchnoï.

En 1963, il termina 1er-3e (+5 =14) du XXXIe championnat d’URSS, mais perdit le mini-tournoi de départage remporté par Stein, en 1964. Grâce à son classement, Spassky fut sélectionné pour le tournoi zonal disputé entre sept joueurs, en 1964, tournoi zonal qu’il remporta devant Stein et Bronstein.

La finale du championnat d’URSS de 1963 était la dixième finale consécutive à laquelle Spassky participait. De 1964 à 1972, il se consacra à la conquête et à la défense du titre de champion du monde, titre qu’il remporta en 1969 lors de sa deuxième tentative et qu’il perdit en 1972. Après qu’il eut perdu le titre de champion du monde en 1972, la Fédération soviétique d’échecs exigea que tous les joueurs soviétiques de premier plan fussent présents au championnat d’URSS de 1973, ce qui en fit une des éditions les plus relevées des années 1960 et 1970. À l’issue de ce XLIe championnat, il remporta pour la dernière fois le titre à Moscou (+7 -1 =9) en devançant d’un point le groupe de ses poursuivants constitué de Petrossian, Kortchnoï, Karpov, Polougaïevski et Kouzmine. Ce fut aussi sa dernière apparition dans cette compétition.

Championnats du monde (1964-1972)

En 1964, Spassky remporta le tournoi zonal de 7 joueurs organisé à Moscou (+4 -2 =6) et il se qualifia pour le tournoi interzonal d’Amsterdam. À Amsterdam, il termina 1er-4e (+13 -2 =8), se qualifiant pour le cycle des candidats de 1965. En 1965, il défit Keres (+4 -2 =4), puis Geller (+3 =5) et, en finale, Tal (+4 -1 =6), gagnant ainsi le droit de défier Petrossian pour le titre mondial. En 1966, à Moscou, il perdit le match contre le champion du monde sortant : 11,5 à 12,5 (+3 -4 =17).

Championnat du monde d’échecs 1966.

En tant que vainqueur du cycle des candidats précédent, Spassky était qualifié directement pour le cycle des candidats de 1968. Il affronta et battit successivement Geller (+3 =5), Larsen (+4 -1 =3) et Kortchnoï (+4 -1 =5), pour affronter à nouveau Petrossian en 1969. Le match pour le championnat du monde avait lieu à Moscou. Après la seizième partie, les deux joueurs étaient à égalité (8-8). Demandant plus d’indépendance, Spassky se sépara de son entraîneur Igor Bondarevski peu avant la 17e partie et termina le match seul. Il remporta les 17e et 19e parties (des défenses siciliennes) ainsi que la 21e (une partie espagnole), ne concédant la défaite que dans la 20e partie. Avec deux points d’avance, Spassky fut sacré dixième champion du monde le 17 juin 1969 sur le score de 12,5 à 10,5 (+6 -4 =13) ; dans une position gagnante, il avait proposé la nulle à Petrossian lors de la 23e partie.

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Championnat du monde d’échecs 1969.

En 1968 et 1969, les journalistes spécialisés décernèrent à Spassky l’« Oscar » du meilleur joueur de l’année.

Spassky remit son titre en jeu en 1972 à Reykjavík contre Fischer, qui le battit avec quatre points d’avance : 8,5 à 12,5 (3 victoires, dont une par forfait, 7 défaites et 11 nulles), mettant fin à 24 ans de domination soviétique. Après cette défaite, Spassky tomba en disgrâce auprès de la Fédération soviétique, et pendant un an, il ne put pas participer aux tournois à l’étranger. Il ne disputa pas l’ olympiade d’échecs de 1972.

Championnat du monde d’échecs 1972.

Les tentatives de reconquête du titre mondial (1974-1985)

En 1974, qualifié pour le cycle des candidats en tant qu’ancien champion du monde, Boris Spassky battit Robert Byrne (+3 =3) en quart de finale avant de tomber face à Anatoli Karpov (+1 -4 =6) en demi-finale.

Déchu de son titre de champion du monde en 1975, Bobby Fischer était néanmoins automatiquement qualifié pour le cycle des candidats suivant, mais il refusa d’y participer. En 1977-1978, ce fut Spassky qui remplaça Fischer lors des matchs des candidats, en qualité de champion du monde précédent, et il affronta Vlastimil Hort en quart de finale. Le match s’acheva sur une égalité (+1 -1 =10) et ce ne fut qu’après deux prolongations (=2 et +1 =1) que Spassky s’imposa. En demi-finale, il élimina Lajos Portisch (+4 -2 =9), puis il rencontra en finale Viktor Kortchnoï. Le match, disputé à Belgrade, fut tendu. Pour disputer la finale, Spassky avait obtenu de la fédération soviétique le retour de son entraîneur des années 1960, Igor Bondarevski. Mais après dix parties, il accusait cinq points de retard. Puis Spassky remporta quatre parties consécutives, réduisant l’écart à un point ; mais cependant, Kortchnoï se resaisit, et gagna les 17e et 18e parties. Spassky perdait avec elles le match (+4 -7 =7).

En 1980, à nouveau qualifié par sa place de finaliste du cycle précédent, Spassky disparut dès les quarts de finale des candidats du cycle 1979 -1981, contre Lajos Portisch. Leur match se termina par une égalité (+1 -1 =8) et, après deux prolongations (=2 et =2) Portisch fut déclaré vainqueur car il avait remporté sa victoire avec les Noirs. En 1982, Spassky ne parvint pas à se qualifier lors du tournoi interzonal de Toluca, où il finit 3e (+4 -1 =8).

En 1985, Spassky obtint une place, en qualité de joueur du pays organisateur, au tournoi des candidats de Montpellier. Il y termina 6e-7e (+4 -3 =8). Sa défaite contre le dernier du tournoi l’empêcha malheureusement d’entrer dans le trio de tête. Par la suite, il ne participa plus à ces cycles.

Fin de carrière

Spassky épousa en 1975 une française d’origine russe, Marina Stcherbatcheff, et s’installa en France en 1976. Il obtint par la suite la nationalité française et joua au premier échiquier de l’équipe de France lors du championnat du monde par équipes de 1985 et des olympiades d’échecs de 1984, 1986 et 1988. Il fit notamment partie du club d’échecs d’Auxerre (la Dame Blanche) avec Garry Kasparov, Anatoli Karpov.

Il se désintéressa ensuite progressivement des échecs. En 1990 et 1991, il participa au championnat de France d’échecs. En 1992, il disputa un match revanche à Sveti Stefan en Yougoslavie (maintenant le Monténégro) contre Bobby Fischer qu’il perdit (+5 -10 =15). En 1993, il joua un match en dix parties à Budapest contre Judit Polgár. Il perdit par 4,5-5,5.

Depuis les années 1990, il continua à pratiquer la compétition, notamment par équipes dans des matchs-tournois vétérans contre femmes, ou vétérans contre jeunes. Il jouait au moins une fois par an au Jardin du Luxembourg. Le premier octobre 2006, il fut victime d’une perte de connaissance. En décembre 2009, il disputa un match en huit parties contre Viktor Kortchnoï, qui se termina par l’égalité (+2 -2 =4).

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Victoires dans les tournois internationaux

  • 1959 : vainqueur du tournoi de Riga (devant Tal) (+10 =3)
  • 1960 : co-vainqueur, avec Fischer, du tournoi de Mar del Plata (devant Bronstein) (+12 =3). Spassky battit Fischer lors de leur première rencontre.

En décembre 1961, Spassky remporta le championnat d’URSS ; en 1964, le tournoi zonal, disputé à Moscou et le tournoi interzonal d’Amsterdam.

  • 1964 : vainqueur du tournoi de Belgrade (devant Kortchnoï, Ivkov, Gligoric, Larsen, Benko et Bronstein) (+9 =8)
  • 1965 : co-vainqueur du tournoi de Sotchi (avec Wolfgang Unzicker) (+6 =9)
  • 1965-1966 : vainqueur du tournoi d’échecs d’Hastings (devant Bent Larsen et Svetozar Gligoric) (+6 =3)
  • 1966 : vainqueur du tournoi de Santa Monica (devant Fischer, Larsen, Petrossian, Portisch et Unzicker) (+5 =13). Spassky marqua 1,5 points sur 2 contre Fischer.
  • 1967 : vainqueur du tournoi de Bewerjik (Wijk aan Zee) (devant Larsen et Gligoric) (+7 =8)

En 1968 et 1969, Spassky remporta l’oscar des échecs.

  • 1969 : vainqueur du tournoi de San Juan (+8 =7)
  • 1970 : vainqueur du tournoi de Leyde (devant Larsen et Botvinnik) (+2 =10)
  • 1970 : co-vainqueur, avec Polougaïevsky, du tournoi d’ Amsterdam (devant Geller et Gligoric) (+8 =7)
  • 1971 : vainqueur du tournoi open de Vancouver (+7 =4)
  • 1973 : co-vainqueur du tournoi de Dortmund (championnat open de RFA)

En 1973, Spassky remporta le championnat d’URSS.

  • 1978 : co-vainqueur, avec Anatoli Karpov, du tournoi de Bugojno
  • 1980 : co-vainqueur, avec Beliavski, du tournoi de Baden
  • 1982 : vainqueur du tournoi de Hambourg
  • 1983 : vainqueur du tournoi de Linarès (devant Karpov, Andersson, Miles, Sax, Youssoupov, Geller, Hort, Timman, Seirawan et Larsen)

Palmarès

Sources : Bernard Cafferty : Les 100 meilleures parties de Spassky (jusqu’en 1973) et Grand Strategy de Jan Van Reek

1951 – 1961 : champion d’URSS

En novembre 1948, Spassky remporta le championnat junior du club des « réserves de main d’œuvre » à Minsk. En 1949, il termina premier ex æquo du championnat de Léningrad junior, devant le champion d’URSS junior de 1948, Kortchnoï. De 1949 à 1954, il disputa le championnat d’URSS junior par équipes à Moscou (1949 et 1950), Léningrad (1951), Rostov (1952), Kharkov (1953) et Léningrad (en 1954).

En 1960, il réalisa sa plus mauvaise performance en ne terminant que 9e-10e du championnat d’URSS à Léningrad (10 points sur 19).

1962 – 1970 : l’ascension vers le championnat du monde

1971 – 1980 : champion d’URSS et finaliste des candidats

1981 – 1993 : vainqueur du tournoi de Linares

En 1980, Spassky fut éliminé en quart de finale des candidats par Lajos Portisch.

Olympiades d’échecs

De 1962 à 1978, Spassky représenta l’URSS dans cette compétition. Avec son équipe il remporta la médaille d’or à six reprises et une fois l’argent en 1978.

  • 1962 – Varna : 3e échiquier (+8 =6) – Médaille d’or
  • 1964 – Tel Aviv : 2e remplaçant (+8 =5) – Médaille de bronze
  • 1966 – La Havane : 2e échiquier (+5 =10) ; lors du match contre les États-Unis, Spassky remplaça Petrossian au premier échiquier et annula sa partie contre Fischer.
  • 1968 – Lugano : 2e échiquier (+6 =8) – Médaille de bronze
  • 1970 – Siegen : 1er échiquier (+7 =5) – Médaille d’or, Spassky remporta sa partie contre Fischer.
  • 1974 – Nice : 3e échiquier (+7 =8) – Médaille d’or
  • 1978 – Buenos Aires : 1er échiquier (+4 -1 =6)

Après avoir obtenu la nationalité française, il joua pour la France au premier échiquier à trois reprises.

  • 1984 – Thessalonique : +2 =12
  • 1986 – Dubaï : +4 =10
  • 1988 – Thessalonique : +3 -1 =9

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Autres compétitions par équipes

Olympiades universitaires (1955-1962)
À partir de 1955, Spassky joua dans cinq éditions de cette épreuve. L’URSS ne laissa échapper la médaille d’or qu’en 1960 où elle prit celle d’argent.

  • 1955 – Lyon : 2e échiquier (+7 =1) – Médaille d’or
  • 1957 – Reykjavík : 2e échiquier (+5 =4) – Médaille d’or
  • 1958 – Varna : 2e échiquier (+4 =5)
  • 1960 – Leningrad : 1er échiquier (+9 -1 =2)
  • 1962 – Mariánské Lázne : 1er échiquier (+6 =3) – Médaille d’or

Championnats d’Europe par équipes
Spassky n’y défendit que deux fois les couleurs de l’URSS qui remporta la première place.

  • 1957 – Vienne : 5e échiquier (+2 =3) – Médaille d’or
  • 1973 – Bath : 1er échiquier (+3 =4) – Médaille d’or

Championnat du monde par équipes à Lucerne (1985)
Spassky ne participa qu’une fois au championnat du monde par équipes : en 1985 au premier échiquier (+3 -1 =5), sous les couleurs de la France qui termina quatrième.

Match URSS contre le Reste du monde
En 1970 à Belgrade, Spassky rencontra Bent Larsen au premier échiquier. Leur match individuel se solda par une égalité (+1 -1 =1) et Spassky laissa sa place à Leonid Stein pour la quatrième partie.

Le style

Boris Spassky était considéré comme un joueur au style universel. Aussi bon attaquant que solide défenseur, il était à l’aise dans tous les stades de la partie.

Avec Bent Larsen et David Bronstein, il était le seul joueur à oser se risquer avec succès, et dans des compétitions très relevées, dans des ouvertures aussi délicates à traiter que le gambit du roi. Avec cette ouverture, il battit entre autres David Bronstein, Bobby Fischer, Ratmir Kholmov, Anatoli Karpov et Yasser Seirawan.

Il se permit aussi de jouer une défense polonaise contre Tigran Petrossian durant leur match du championnat du monde de 1966. Mais ces originalités se finissaient parfois mal et ce n’est qu’avec l’autorité de son second entraîneur Igor Bondarevski que Spassky se disciplina pour revenir à des lignes de jeu plus solides et classiques.