Boris Spassky

Boris Spassky

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– Meilleurs joueurs d’hier
– Champions du monde
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– Top players from the past
– World champions
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Boris Spassky
Naissance 30 janvier 1937 (74 ans)
Leningrad, URSS
Nationalité Drapeau : France France
Drapeau : URSS Union soviétique
Profession(s) Joueur d’ échecs
Distinctions Champion du monde d’échecs

Spassky5

Boris Vassilievitch Spassky, né le 30 janvier 1937 à Leningrad (URSS), est un joueur d’échecs soviétique, puis français. Grand maître international à dix-neuf ans en 1956, il est devenu le dixième champion du monde d’échecs en battant Tigran Petrossian à Moscou en 1969, et perdit ce titre en 1972 face à Bobby Fischer. En 1976, il a épousé une Française et s’est installé en France. Il a joué au premier échiquier de l’équipe de France lors des championnats du monde par équipes de 1985 et des olympiades d’échecs de 1984, 1986 et 1988.

Sommaire

Biographie et carrière

Enfance (1937–1946)

Spassky naquit à Léningrad en janvier 1937. Son père (né en 1906) était un ingénieur en construction ; sa mère (née en 1905) était d’origine paysanne. Ses parents s’étaient mariés en 1932 à Léningrad et Boris était le deuxième de leurs trois enfants. Pendant la guerre, Spassky et son frère ainé (né en 1934) furent évacués avec les autres enfants de Léningrad vers le district de Kirov, où il apprit à jouer aux échecs à l’âge de cinq ans. Au début de 1943, ses parents quittèrent Léningrad assiégée et le rejoignirent. Ils divorcèrent en 1944. Pendant l’été 1946, à 9 ans et demi, Spassky revint à Léningrad avec sa mère.

Formation aux échecs (1946–1952)

En novembre 1946, Spassky adhérait à la section d’échecs au palais des pionniers à Leningrad et rencontrait Vladimir Zak (âgé de 33 ans). À 11 ans, en 1948, il terminait cinquième du championnat de Léningrad junior et devenait le plus jeune joueur en URSS à obtenir le titre de joueur de 1re catégorie ; la même année, il gagnait le championnat de sa catégorie. Considéré comme un prodige, son talent fut immédiatement reconnu et encouragé par l’État. Outre la mise à sa disposition d’un entraîneur en vue, Zak, Spassky reçut une bourse mensuelle de 120 roubles en 1948-1949. Grâce à sa deuxième place au championnat d’URSS junior de 1951, à 14 ans, il devint le plus jeune candidat-maître en URSS, ce qui lui permit de participer au quart de finale du championnat d’URSS adultes, en novembre 1951 à Riga. Il obtint 8,5 points sur 15, termina 7e-8e, et fut éliminé du championnat d’URSS. L’année suivante (1952), il termina deuxième du championnat de Leningrad (9,5 / 13), deux points derrière Mark Taïmanov, mais devant Kortchnoï et Levenfisch. Àprès le tournoi de Riga, Zak chercha un nouvel entraineur pour aider Spassky à progresser ; il proposa Grigori Levenfisch, mais Spassky choisit de le remplacer par Aleksandr Tolouch, contre lequel Zak était opposé.

Débuts internationaux (1953–1956)

Ses succès poussèrent la Fédération soviétique des échecs à envoyer Spassky en 1953 à Bucarest, pour son premier tournoi international, auquel participaient Vassily Smyslov et Tigran Petrossian. La première place du tournoi fut occupée par l’entraineur de Spassky, Tolouch. Spassky obtint la 4e-6e place (+8 -3 =8), battit Smyslov, et à 16 ans, reçut en conséquence le titre de maître international.

En 1954, Spassky termina quatrième (+6 -2 =12) de la demi-finale du championnat d’URSS à Léningrad remportée par Taïmanov, et se qualifia pour la finale du XXIIe championnat d’URSS de 1955 à Moscou, où il termina 3e-6e (+7 -3 =9), devant Keres, Taïmanov, Averbakh et Kortchnoï. Le XXIIe championnat d’URSS était un tournoi zonal, qualificatif pour le tournoi interzonal de Göteborg, et Spassky prit une des quatre places qualificatives. Lors de cet interzonal, il finit 7e-9e et prit une des neuf places qualificatives pour le tournoi des candidats de 1956 à Amsterdam (+3 -2 =8), où il ne parvint pas à obtenir le droit d’affronter Mikhaïl Botvinnik, finissant à la 3e-7e place (+3 -2 =13).

En 1955, entre la finale du championnat d’URSS et l’interzonal de Göteborg, Spassky devint champion du monde junior à Anvers.

Au début de 1956, qualifié d’office pour la finale du XXIIIe championnat d’URSS, Spassky termina 1er-3e, mais perdit le mini-tournoi de départage remporté par Taimanov.

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Échec aux championnats d’URSS (1957—1961)

De 1956 à 1960, Spassky remporta les cinq demi-finales du championnat d’URSS qu’il disputa : il fut 1er-5e en 1956, 1er-2e en 1957, 1958 et 1959 ; puis il termina seul premier de sa demi-finale en 1960. Mais alors que les observateurs lui prédisaient un bel avenir, Spassky fut éclipsé par la montée en puissance de Tal, puis de Petrossian. En 1957, il fut 4e-5e (+7 -1 =12) de la finale du XXIVe championnat d’URSS remporté par Tal. En 1958, Spassky termina 5e-6e (+7 -4 =7) avec Polougaïevski, mais après Petrossian, Bronstein et Averbakh de la finale du XXVe championnat d’URSS, remporté par Tal. Ce tournoi était un tournoi zonal et Spassky ne se qualifia pas pour le tournoi interzonal de 1958. Il avait perdu dans la dernière ronde une position gagnante contre Tal. L’année suivante, en 1959, il termina 2e-3e (+8 -2 =9) de la finale du XXVIe championnat d’URSS remporté par Petrossian. En 1960, il finit seulement dixième.

En janvier-février 1961, il termina 5e-6e sur 20 participants (+7 -4 =8), avec Smyslov, mais après Petrossian, Kortchnoï, Geller et Stein du XXVIIIe championnat d’URSS qui était un tournoi zonal et il ne se qualifia pas pour le tournoi interzonal de 1962 : il perdit dans la 18e ronde contre Kortchnoï et abandonna dans la 19e et dernière ronde contre Stein, alors que sa position offrait des chances de nullité. Après ce deuxième échec consécutif dans un tournoi zonal, Spassky remplaça son entraîneur Tolouch par Bondarevski, qui l’accompagna jusqu’au titre de champion du monde, en 1969.

Champion d’URSS (novembre 1961 et 1973)

En 1961, après avoir changé d’entraineur, Spassky se sépara également de sa première femme. En novembre-décembre 1961, après sa période de passage à vide (1957-1961), Spassky remporta le XXIXechampionnat d’URSS (+10 -1 =9). L’année suivante, en décembre 1962, il ne finit que 5e du XXXe championnat d’URSS remporté par Kortchnoï.

En 1963, il termina 1er-3e (+5 =14) du XXXIe championnat d’URSS, mais perdit le mini-tournoi de départage remporté par Stein, en 1964. Grâce à son classement, Spassky fut sélectionné pour le tournoi zonal disputé entre sept joueurs, en 1964, tournoi zonal qu’il remporta devant Stein et Bronstein.

La finale du championnat d’URSS de 1963 était la dixième finale consécutive à laquelle Spassky participait. De 1964 à 1972, il se consacra à la conquête et à la défense du titre de champion du monde, titre qu’il remporta en 1969 lors de sa deuxième tentative et qu’il perdit en 1972. Après qu’il eut perdu le titre de champion du monde en 1972, la Fédération soviétique d’échecs exigea que tous les joueurs soviétiques de premier plan fussent présents au championnat d’URSS de 1973, ce qui en fit une des éditions les plus relevées des années 1960 et 1970. À l’issue de ce XLIe championnat, il remporta pour la dernière fois le titre à Moscou (+7 -1 =9) en devançant d’un point le groupe de ses poursuivants constitué de Petrossian, Kortchnoï, Karpov, Polougaïevski et Kouzmine. Ce fut aussi sa dernière apparition dans cette compétition.

Championnats du monde (1964-1972)

En 1964, Spassky remporta le tournoi zonal de 7 joueurs organisé à Moscou (+4 -2 =6) et il se qualifia pour le tournoi interzonal d’Amsterdam. À Amsterdam, il termina 1er-4e (+13 -2 =8), se qualifiant pour le cycle des candidats de 1965. En 1965, il défit Keres (+4 -2 =4), puis Geller (+3 =5) et, en finale, Tal (+4 -1 =6), gagnant ainsi le droit de défier Petrossian pour le titre mondial. En 1966, à Moscou, il perdit le match contre le champion du monde sortant : 11,5 à 12,5 (+3 -4 =17).

Championnat du monde d’échecs 1966.

En tant que vainqueur du cycle des candidats précédent, Spassky était qualifié directement pour le cycle des candidats de 1968. Il affronta et battit successivement Geller (+3 =5), Larsen (+4 -1 =3) et Kortchnoï (+4 -1 =5), pour affronter à nouveau Petrossian en 1969. Le match pour le championnat du monde avait lieu à Moscou. Après la seizième partie, les deux joueurs étaient à égalité (8-8). Demandant plus d’indépendance, Spassky se sépara de son entraîneur Igor Bondarevski peu avant la 17e partie et termina le match seul. Il remporta les 17e et 19e parties (des défenses siciliennes) ainsi que la 21e (une partie espagnole), ne concédant la défaite que dans la 20e partie. Avec deux points d’avance, Spassky fut sacré dixième champion du monde le 17 juin 1969 sur le score de 12,5 à 10,5 (+6 -4 =13) ; dans une position gagnante, il avait proposé la nulle à Petrossian lors de la 23e partie.

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Championnat du monde d’échecs 1969.

En 1968 et 1969, les journalistes spécialisés décernèrent à Spassky l’« Oscar » du meilleur joueur de l’année.

Spassky remit son titre en jeu en 1972 à Reykjavík contre Fischer, qui le battit avec quatre points d’avance : 8,5 à 12,5 (3 victoires, dont une par forfait, 7 défaites et 11 nulles), mettant fin à 24 ans de domination soviétique. Après cette défaite, Spassky tomba en disgrâce auprès de la Fédération soviétique, et pendant un an, il ne put pas participer aux tournois à l’étranger. Il ne disputa pas l’ olympiade d’échecs de 1972.

Championnat du monde d’échecs 1972.

Les tentatives de reconquête du titre mondial (1974-1985)

En 1974, qualifié pour le cycle des candidats en tant qu’ancien champion du monde, Boris Spassky battit Robert Byrne (+3 =3) en quart de finale avant de tomber face à Anatoli Karpov (+1 -4 =6) en demi-finale.

Déchu de son titre de champion du monde en 1975, Bobby Fischer était néanmoins automatiquement qualifié pour le cycle des candidats suivant, mais il refusa d’y participer. En 1977-1978, ce fut Spassky qui remplaça Fischer lors des matchs des candidats, en qualité de champion du monde précédent, et il affronta Vlastimil Hort en quart de finale. Le match s’acheva sur une égalité (+1 -1 =10) et ce ne fut qu’après deux prolongations (=2 et +1 =1) que Spassky s’imposa. En demi-finale, il élimina Lajos Portisch (+4 -2 =9), puis il rencontra en finale Viktor Kortchnoï. Le match, disputé à Belgrade, fut tendu. Pour disputer la finale, Spassky avait obtenu de la fédération soviétique le retour de son entraîneur des années 1960, Igor Bondarevski. Mais après dix parties, il accusait cinq points de retard. Puis Spassky remporta quatre parties consécutives, réduisant l’écart à un point ; mais cependant, Kortchnoï se resaisit, et gagna les 17e et 18e parties. Spassky perdait avec elles le match (+4 -7 =7).

En 1980, à nouveau qualifié par sa place de finaliste du cycle précédent, Spassky disparut dès les quarts de finale des candidats du cycle 1979 -1981, contre Lajos Portisch. Leur match se termina par une égalité (+1 -1 =8) et, après deux prolongations (=2 et =2) Portisch fut déclaré vainqueur car il avait remporté sa victoire avec les Noirs. En 1982, Spassky ne parvint pas à se qualifier lors du tournoi interzonal de Toluca, où il finit 3e (+4 -1 =8).

En 1985, Spassky obtint une place, en qualité de joueur du pays organisateur, au tournoi des candidats de Montpellier. Il y termina 6e-7e (+4 -3 =8). Sa défaite contre le dernier du tournoi l’empêcha malheureusement d’entrer dans le trio de tête. Par la suite, il ne participa plus à ces cycles.

Fin de carrière

Spassky épousa en 1975 une française d’origine russe, Marina Stcherbatcheff, et s’installa en France en 1976. Il obtint par la suite la nationalité française et joua au premier échiquier de l’équipe de France lors du championnat du monde par équipes de 1985 et des olympiades d’échecs de 1984, 1986 et 1988. Il fit notamment partie du club d’échecs d’Auxerre (la Dame Blanche) avec Garry Kasparov, Anatoli Karpov.

Il se désintéressa ensuite progressivement des échecs. En 1990 et 1991, il participa au championnat de France d’échecs. En 1992, il disputa un match revanche à Sveti Stefan en Yougoslavie (maintenant le Monténégro) contre Bobby Fischer qu’il perdit (+5 -10 =15). En 1993, il joua un match en dix parties à Budapest contre Judit Polgár. Il perdit par 4,5-5,5.

Depuis les années 1990, il continua à pratiquer la compétition, notamment par équipes dans des matchs-tournois vétérans contre femmes, ou vétérans contre jeunes. Il jouait au moins une fois par an au Jardin du Luxembourg. Le premier octobre 2006, il fut victime d’une perte de connaissance. En décembre 2009, il disputa un match en huit parties contre Viktor Kortchnoï, qui se termina par l’égalité (+2 -2 =4).

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Victoires dans les tournois internationaux

  • 1959 : vainqueur du tournoi de Riga (devant Tal) (+10 =3)
  • 1960 : co-vainqueur, avec Fischer, du tournoi de Mar del Plata (devant Bronstein) (+12 =3). Spassky battit Fischer lors de leur première rencontre.

En décembre 1961, Spassky remporta le championnat d’URSS ; en 1964, le tournoi zonal, disputé à Moscou et le tournoi interzonal d’Amsterdam.

  • 1964 : vainqueur du tournoi de Belgrade (devant Kortchnoï, Ivkov, Gligoric, Larsen, Benko et Bronstein) (+9 =8)
  • 1965 : co-vainqueur du tournoi de Sotchi (avec Wolfgang Unzicker) (+6 =9)
  • 1965-1966 : vainqueur du tournoi d’échecs d’Hastings (devant Bent Larsen et Svetozar Gligoric) (+6 =3)
  • 1966 : vainqueur du tournoi de Santa Monica (devant Fischer, Larsen, Petrossian, Portisch et Unzicker) (+5 =13). Spassky marqua 1,5 points sur 2 contre Fischer.
  • 1967 : vainqueur du tournoi de Bewerjik (Wijk aan Zee) (devant Larsen et Gligoric) (+7 =8)

En 1968 et 1969, Spassky remporta l’oscar des échecs.

  • 1969 : vainqueur du tournoi de San Juan (+8 =7)
  • 1970 : vainqueur du tournoi de Leyde (devant Larsen et Botvinnik) (+2 =10)
  • 1970 : co-vainqueur, avec Polougaïevsky, du tournoi d’ Amsterdam (devant Geller et Gligoric) (+8 =7)
  • 1971 : vainqueur du tournoi open de Vancouver (+7 =4)
  • 1973 : co-vainqueur du tournoi de Dortmund (championnat open de RFA)

En 1973, Spassky remporta le championnat d’URSS.

  • 1978 : co-vainqueur, avec Anatoli Karpov, du tournoi de Bugojno
  • 1980 : co-vainqueur, avec Beliavski, du tournoi de Baden
  • 1982 : vainqueur du tournoi de Hambourg
  • 1983 : vainqueur du tournoi de Linarès (devant Karpov, Andersson, Miles, Sax, Youssoupov, Geller, Hort, Timman, Seirawan et Larsen)

Palmarès

Sources : Bernard Cafferty : Les 100 meilleures parties de Spassky (jusqu’en 1973) et Grand Strategy de Jan Van Reek

1951 – 1961 : champion d’URSS

En novembre 1948, Spassky remporta le championnat junior du club des « réserves de main d’œuvre » à Minsk. En 1949, il termina premier ex æquo du championnat de Léningrad junior, devant le champion d’URSS junior de 1948, Kortchnoï. De 1949 à 1954, il disputa le championnat d’URSS junior par équipes à Moscou (1949 et 1950), Léningrad (1951), Rostov (1952), Kharkov (1953) et Léningrad (en 1954).

En 1960, il réalisa sa plus mauvaise performance en ne terminant que 9e-10e du championnat d’URSS à Léningrad (10 points sur 19).

1962 – 1970 : l’ascension vers le championnat du monde

1971 – 1980 : champion d’URSS et finaliste des candidats

1981 – 1993 : vainqueur du tournoi de Linares

En 1980, Spassky fut éliminé en quart de finale des candidats par Lajos Portisch.

Olympiades d’échecs

De 1962 à 1978, Spassky représenta l’URSS dans cette compétition. Avec son équipe il remporta la médaille d’or à six reprises et une fois l’argent en 1978.

  • 1962 – Varna : 3e échiquier (+8 =6) – Médaille d’or
  • 1964 – Tel Aviv : 2e remplaçant (+8 =5) – Médaille de bronze
  • 1966 – La Havane : 2e échiquier (+5 =10) ; lors du match contre les États-Unis, Spassky remplaça Petrossian au premier échiquier et annula sa partie contre Fischer.
  • 1968 – Lugano : 2e échiquier (+6 =8) – Médaille de bronze
  • 1970 – Siegen : 1er échiquier (+7 =5) – Médaille d’or, Spassky remporta sa partie contre Fischer.
  • 1974 – Nice : 3e échiquier (+7 =8) – Médaille d’or
  • 1978 – Buenos Aires : 1er échiquier (+4 -1 =6)

Après avoir obtenu la nationalité française, il joua pour la France au premier échiquier à trois reprises.

  • 1984 – Thessalonique : +2 =12
  • 1986 – Dubaï : +4 =10
  • 1988 – Thessalonique : +3 -1 =9

spassky

Autres compétitions par équipes

Olympiades universitaires (1955-1962)
À partir de 1955, Spassky joua dans cinq éditions de cette épreuve. L’URSS ne laissa échapper la médaille d’or qu’en 1960 où elle prit celle d’argent.

  • 1955 – Lyon : 2e échiquier (+7 =1) – Médaille d’or
  • 1957 – Reykjavík : 2e échiquier (+5 =4) – Médaille d’or
  • 1958 – Varna : 2e échiquier (+4 =5)
  • 1960 – Leningrad : 1er échiquier (+9 -1 =2)
  • 1962 – Mariánské Lázne : 1er échiquier (+6 =3) – Médaille d’or

Championnats d’Europe par équipes
Spassky n’y défendit que deux fois les couleurs de l’URSS qui remporta la première place.

  • 1957 – Vienne : 5e échiquier (+2 =3) – Médaille d’or
  • 1973 – Bath : 1er échiquier (+3 =4) – Médaille d’or

Championnat du monde par équipes à Lucerne (1985)
Spassky ne participa qu’une fois au championnat du monde par équipes : en 1985 au premier échiquier (+3 -1 =5), sous les couleurs de la France qui termina quatrième.

Match URSS contre le Reste du monde
En 1970 à Belgrade, Spassky rencontra Bent Larsen au premier échiquier. Leur match individuel se solda par une égalité (+1 -1 =1) et Spassky laissa sa place à Leonid Stein pour la quatrième partie.

Le style

Boris Spassky était considéré comme un joueur au style universel. Aussi bon attaquant que solide défenseur, il était à l’aise dans tous les stades de la partie.

Avec Bent Larsen et David Bronstein, il était le seul joueur à oser se risquer avec succès, et dans des compétitions très relevées, dans des ouvertures aussi délicates à traiter que le gambit du roi. Avec cette ouverture, il battit entre autres David Bronstein, Bobby Fischer, Ratmir Kholmov, Anatoli Karpov et Yasser Seirawan.

Il se permit aussi de jouer une défense polonaise contre Tigran Petrossian durant leur match du championnat du monde de 1966. Mais ces originalités se finissaient parfois mal et ce n’est qu’avec l’autorité de son second entraîneur Igor Bondarevski que Spassky se disciplina pour revenir à des lignes de jeu plus solides et classiques.

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Boris Spassky
Boris Spasski 1984 Saloniki.jpg
Spassky at the Salonika Olympiad, 1984
Full name Boris Vasilievich Spassky
Country Soviet Union, France
Born January 30, 1937 (age 74)
Leningrad, Soviet Union
Title Grandmaster
World Champion 1969-1972
FIDE rating 2548
Peak rating 2690 (January 1971)

Boris Vasilievich Spassky (also Spasskij; Russian: ????´? ????´?????? ???´?????; born January 30, 1937) is a Soviet-French chess grandmaster. He was the tenth World Chess Champion, holding the title from late 1969 to 1972. He is known as one of the greatest and oldest living chess players.

Spassky won the Soviet Chess Championship twice outright (1961, 1973), and twice more lost in playoffs (1956, 1963), after tying for first during the event proper. He was a World Chess Championship candidate on seven occasions (1956, 1965, 1968, 1974, 1977, 1980, and 1985). He was a part of the Fischer-Spassky chess match in 1972, one of the most famous chess matches in history.

Contents

Life and career

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Early life

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He was born in Leningrad (now Saint Petersburg) to a Russian mother and father, and learned to play chess at the age of five on a train evacuating from Leningrad during World War II, and first drew wide attention in 1947 at age ten, when he defeated[ citation needed] Soviet champion Mikhail Botvinnik in a simultaneous exhibition. His early coach was Vladimir Zak, a respected master and trainer. During his youth, from the age of ten, Spassky often worked on chess for up to five hours a day with master-level coaches. He set records as the youngest Soviet player to achieve first category rank (age ten), candidate master rank (age eleven), and Soviet Master rank (age fifteen). In 1952, at fifteen, Spassky scored 50 percent[ citation needed] in the Soviet Championship semi-final[ citation needed] at Riga, and placed second in the Leningrad Championship that same year, being very praised by Botvinnik.

Young Grandmaster

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Spassky made his international debut in 1953, aged sixteen, at a tournament in Bucharest, Romania, finishing tied 4th-5th with 12/19, an event won by his trainer, Alexander Tolush, and where he defeated the strong grandmaster Vasily Smyslov. He was awarded the title of International Master by FIDE. In his first attempt at the Soviet Championship final, URS-ch22, Moscow 1955, at age eighteen, he tied for 3rd-6th places with 11½/19, after joint winners Vasily Smyslov and Efim Geller, which was sufficient to qualify him for the Goteborg Interzonal later that year.

The same year, he won the World Junior Chess Championship held at Antwerp, Belgium, with the score of 14/16. Spassky competed for the Lokomotiv Voluntary Sports Society.

By sharing 7th-9th place, with 11/20, at the 1955 Goteborg Interzonal, he qualified for the 1956 Candidates’ Tournament, held in Amsterdam, automatically gaining the grandmaster title, and was then the youngest to hold the title. There, he finished in the middle of the ten-player field, tied 3rd-7th places with 9½/18. At the 1956 Soviet final, URS-ch23, held in Leningrad, Spassky shared 1st-3rd places on 11½/19, with Mark Taimanov and Yuri Averbakh, but Taimanov won the subsequent playoff to become champion. Spassky then tied for first with Tolush in a strong Leningrad tournament later in 1956.

Uneven results

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After these early successes, Spassky then went into a slump in world championship qualifying events, failing to advance to the next two Interzonals (1958 and 1962), a necessary step to earn the right to play for the World Chess Championship. This crisis coincides with the hard three final years of his first marriage before his divorce at 1961, [1] the same year that he broke with his trainer Tolush.

In the 1957 Soviet final, URS-ch24 at Moscow, Spassky finished tied 4th-5th with 13/21, as Mikhail Tal won the first of his six Soviet titles, which began his ascent to the world title in 1960.

Spassky’s failure to qualify for the 1958 Interzonal came about after a last-round defeat at the hands of Tal, in a very nervy game in the 1958 Soviet final, URS-ch25 at Riga. He had the advantage for much of the game, but missed a difficult win after adjournment, then later declined a draw. A win would have qualified him for the Interzonal, and a draw would have ensured a share of fourth place with Yuri Averbakh, with qualification possible via a playoff.

Spassky tied for first place at Moscow 1959 on 7/11, with Smyslov and David Bronstein. He nearly won the title at the next Soviet final, URS-ch26 at Tbilisi 1959, finishing half a point behind champion Tigran Petrosian, in equal second place with Tal, on 12½/19. Soon after Spassky notched a victory at Riga, 1959, with 11½/13. Spassky was in the middle of the pack at the next Soviet final, URS-ch27 at Leningrad, with 10/19, as fellow Leningrader Viktor Korchnoi scored his first Soviet title victory. Spassky travelled to Argentina, where he shared first place, ahead of Bronstein, at Mar del Plata 1960 with Bobby Fischer on 13½/15, defeating Fischer in their first career meeting.

Another disappointment for Spassky came at the qualifier for the next Interzonal, the Soviet final URS-ch28 at Moscow 1961, where he again missed advancing by one place, finishing tied 5th-6th with 11/19, as Petrosian won.

Title contender

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Spassky decided upon a switch in trainers, from the volatile attacker Tolush, to the calmer strategist Igor Bondarevsky. This proved the key to his resurgence. He won his first of two USSR Championships, URS-ch29, at Baku 1961, with a score of 14.5/20. Spassky shared 2nd-3rd at Havana 1962 with 16/21, behind winner Miguel Najdorf. He placed joint 5th-6th at Yerevan 1962, URS-ch30, with 11.5/19. At Leningrad 1963, the site for URS-ch31, Spassky tied for first with Leonid Stein and Ratmir Kholmov, with Stein winning the playoff. Spassky won at Belgrade 1964 with an undefeated 13/17, ahead of Korchnoi and Borislav Ivkov. He was fourth at Sochi 1964 with 9.5/15, as Nikolai Krogius won.

Then, in the 1964 Soviet Zonal at Moscow, a seven-player double round-robin event, Spassky won with 7/12, to advance to the Amsterdam Interzonal the same year. At Amsterdam, he tied for 1st-4th places, along with Tal, Vasily Smyslov, and Bent Larsen, on 17/23, with all four, along with Borislav Ivkov and Lajos Portisch, thus qualifying for the newly-created Candidates’ Matches the next year. With Bondarevsky, Spassky’s style broadened and deepened, with poor results mostly banished, yet his fighting spirit was even enhanced. He added psychology and surprise to his quiver, and this proved enough to eventually propel him to the top.

Challenger

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Spassky was considered an all-rounder on the chess board, and his adaptable « universal style » was a distinct advantage in beating many top grandmasters. In the 1965 cycle, he beat Paul Keres at Riga 1965 with careful strategy, triumphing in the last game to win 6-4 (+4 =4 -2). Also at Riga, he defeated Efim Geller with mating attacks, winning by 5½-2½ (+3 =5 -0). Then, in his Candidates’ Final match (the match which determines who will challenge the reigning world champion for the title) against Mikhail Tal the legendary tactician ( Tbilisi 1965), Spassky often managed to steer play into quieter positions, either avoiding former champion Tal’s tactical strength, or extracting too high a price for complications. Though losing the first game, he won by 7-4 (+4 =6 -1).

Spassky won two tournaments in the run-up to the final. He shared first at the Chigorin Memorial in Sochi, in 1965 with Wolfgang Unzicker on 10½/15, then tied for first at Hastings 1965-66 with Wolfgang Uhlmann on 7½/9.

Spassky lost a keenly fought final match in Moscow, with three wins against Petrosian’s four, with seventeen draws, though the last of his three victories came only in the twenty-third game, after Petrosian had already ensured his retention of the title. A few months after the match, however, Spassky finished ahead of Petrosian and a super-class field at Santa Monica 1966 (the Piatigorsky Cup), with 11½/18, half a point ahead of Bobby Fischer. Spassky also won at Beverwijk 1967 with 11/15 ahead of Anatoly Lutikov, and shared 1st-5th places at Sochi 1967 on 10/15 with Krogius, Alexander Zaitsev, Leonid Shamkovich, and Vladimir Simagin.

As losing finalist in 1966, Spassky was automatically seeded into the next Candidates’ cycle. In 1968, he faced Geller again, this time at Sukhumi, and won by the same margin as in 1965 (5½-2½, +3 =5). He next met Bent Larsen at Malmö, and won by 5½-2½. The final was against his Leningrad rival Viktor Korchnoi at Kiev, and Spassky triumphed (+4 -1 =5), which earned him another match with Petrosian, at Moscow 1969. Spassky’s flexibility of style was the key to his eventual victory over Petrosian in the 1969 World Championship. Spassky won by 12½-10½.

World Champion

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During Spassky’s three-year reign as World Champion, he won several more tournaments. He placed first at San Juan 1969 with 11½/15. He won a quadrangular event at Leiden 1970 with 7/12, ahead of Larsen, Botvinnik and Jan Hein Donner. Spassky shared first at Amsterdam 1970 with Lev Polugaevsky on 11½/15. He was third at Goteborg 1971 with 8/11, behind winners Vlastimil Hort and Ulf Andersson. He shared first with Hans Ree at the 1971 Canadian Open Chess Championship in Vancouver.

Spassky’s reign as world champion lasted three years, as he lost to Fischer of the United States in 1972 in the  » Match of the Century ». The contest took place in Reykjavík, Iceland, at the height of the Cold War, and consequently was seen as symbolic of the political confrontation between the two superpowers. Spassky accommodated many demands by Fischer, including moving the third game into a side room. The Fischer Spassky World championship was the most widely covered chess match in history, as mainstream media throughout the world covered the match. Secretary of State Henry Kissinger spoke with Fischer urging him to play the match, and chess was at its apex. The match could not have occurred without Spassky’s tremendous sportsmanship, accommodating many demands of Fischer, refusing to use these demands as an opportunity to win by forfeit.

Going into the match, Fischer had never won a game from Spassky in five attempts, losing three. In addition, Spassky had secured Geller as his coach, who also had a plus score against Fischer. However, Fischer was in excellent form, and won the title match convincingly (+7 -3 =11), with one of the three losses by default.

The match could be divided into halves, the first won convincingly by Fischer, and the second a close battle. Before Spassky, Taimanov, Larsen, and Petrosian, had lost convincingly to Fischer, but Spassky maintained his composure and competitiveness.

Ex-champion (1973-1985)

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Spassky continued to play some excellent chess after losing his crown, winning several championships. In 1973, he tied for first at Dortmund on 9½/15 with Hans-Joachim Hecht and Ulf Andersson. A very important victory for him was the 1973 Soviet Chess Championship at Moscow (URS-ch41). He scored 11½/17 in a field which included all the top Soviet grandmasters of the time.

In the 1974 Candidates’ matches, Spassky first defeated American Robert Byrne in Puerto Rico by 4½-1½ (+3 =3); he then lost the semi-final match to the up-and-coming Anatoly Karpov in Leningrad, despite winning the first game, (+1 -4 =6). Karpov had publicly acknowledged that Spassky was superior, but had nevertheless outplayed him. However, Spassky’s chances were badly damaged by the defection of his coach, Geller, to Karpov’s side before the match.

Boris Spassky, 1980

In 1976, Spassky was obliged to return to the Interzonal stage, and he was well short of qualifying from the Manila Interzonal, but was seeded into the Candidates’ matches after Fischer declined his place. Spassky won an exhibition match with rising Dutch grandmaster Jan Timman at Amsterdam 1977 by 4-2. He triumphed narrowly in extra games in his first Candidates’ match over Vlastimil Hort at Reykjavík 1977 by 8½-7½. This match saw Spassky fall ill, exhaust all of his available rest days while recovering[ citation needed] ; then the healthy Hort, in one of the most sportsmanlike acts in chess history, used one of his own rest days, to allow Spassky more time to recover; Spassky eventually won the match.

Spassky won an exhibition match over Robert Hübner at Solingen, 1977 by 3½-2½, then defeated Lubomir Kavalek, also at Solingen, by 4/6 in another exhibition match. His next Candidates’ match was against Lajos Portisch at Geneva 1977, and Spassky won again, by 8½-6½, to qualify for the final. But at Belgrade 1977, Spassky lost to Viktor Korchnoi by (+4 -7 =7).

Spassky, as losing finalist, was seeded into the 1980 Candidates’ matches, and faced Lajos Portisch again in Mexico. After fourteen games, the match was 7-7, but Portisch advanced since he had won more games with the black pieces. Spassky missed qualification from the 1982 Toluca Interzonal with 8/13, finishing half a point short in third place behind Portisch and Eugenio Torre. The 1985 Candidates’ event was held as a round-robin tournament at Montpellier, France, and Spassky was seeded in as an organizer’s choice. He scored 8/15 to tie for 6th-7th places, behind joint winners Andrei Sokolov, Rafael Vaganian, and Artur Yusupov, but only four players advanced to matches. This was Spassky’s last appearance at the Candidates’ level.

International team results

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Spassky played five times for the USSR in Student Olympiads, winning eight medals. He scored 38½/47 (+31 =15 -1), for an outstanding 81.9 percent. His complete results are:

  • Lyon 1955, board 2, 7½/8 (+7 =1 -0), team gold, board gold;
  • Reykjavík 1957, board 2, 7/9 (+5 =4 -0), team gold, board gold;
  • Varna 1958, board 2, 6½/9 (+4 =5 -0), team gold;
  • Leningrad 1960, board 1, 10/12 (+9 =2 -1), team silver;
  • Marianske Lazne 1962, board 1, 7½/9 (+6 =3 -0), team gold, board gold. [2] [3]

Spassky played twice for the USSR in the European Team Championships, winning four gold medals. He scored 8½/12 (+5 =7 -0), for 70.8 percent. His complete results are:

  • Vienna 1957, board 5, 3½/5 (+2 =3 -0), team gold, board gold;
  • Bath, Somerset 1973, board 1, 5/7 (+3 =4 -0), team gold, board gold. [4]

Spassky played seven times for the Soviet Olympiad team. He won thirteen medals, and scored (+45 =48 -1), for 73.4 percent. His complete results are:

  • Varna 1962, board 3, 11/14 (+8 =6 -0), team gold, board gold medal;
  • Tel Aviv 1964, 2nd reserve, 10½/13 (+8 =5 -0), team gold, board bronze;
  • Havana 1966, board 2, 10/15, team gold.
  • Lugano 1968, board 2, 10/14, team gold, board bronze;
  • Siegen 1970, board 1, 9½/12, team gold, board gold;
  • Nice 1974, board 3, 11/15, board gold, team gold;
  • Buenos Aires 1978, board 1, 7/11 (+4 =6 -1), team silver. [4]

Spassky played board one in the USSR vs. Rest of the World match at Belgrade 1970, scoring (+1 -1 =1) against Larsen.

Spassky then represented France in three Olympiads, on board one in each case. For Thessaloniki 1984, he scored 8/14 (+2 =12 -0). At Dubai 1986, he scored 9/14 (+4 =10 -0). Finally at Thessaloniki 1988, he scored 7½/13 (+3 =9 -1). He also played board one for France at the inaugural World Team Championships, Lucerne 1985, where he scored 5½/9 (+3 =5 -1).

Later career in tournaments (after 1976)

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Spassky, 1989

In his later years, Spassky showed a reluctance to totally devote himself to chess. He relied on his natural talent for the game, and sometimes would rather play a game of tennis than work hard at the board. Since 1976, Spassky has lived in France with his third wife; he became a French citizen in 1978, and has competed for France in the Chess Olympiads.

Spassky did, however, score some notable triumphs in his later years. He tied for first at Bugojno 1978 on 10/15, with Karpov. He was clear first at Montilla – Moriles 1978 with 6½/9. At Munich 1979, he tied for 1st-4th places with 8½/13, with Yuri Balashov, Ulf Andersson and Robert Hübner. [5] He shared first at Baden, Vienna in 1980, on 10½/15 with Alexander Beliavsky. He won his preliminary group at Hamburg 1982 with a powerful 5½/6, but lost the final playoff match to Anatoly Karpov in extra games (Learn From Your Defeats, by Anatoly Karpov, Batsford 1985). His best result during this period was clear first at Linares 1983 with 6½/10, ahead of Karpov and Ulf Andersson, who shared second. At London Lloyds’ Bank Open 1984, he tied for first with John Nunn and Murray Chandler, on 7/9. He won at Reykjavík 1985. At Brussels 1985, he placed second with 10½/13 behind Korchnoi. At Reggio Emilia 1986, he tied for 2nd-5th places with 6/11 behind Zoltan Ribli. He swept Fernand Gobet 4-0 in a match at Fribourg 1987. He finished equal first at Wellington 1988 with Chandler and Eduard Gufeld. Spassky maintained a top ten world ranking into the mid-1980s.

However, Spassky’s performances in the World Cup events of 1988 and 1989 showed that he could by this stage finish no higher than the middle of the pack against elite fields. At Belfort WC 1988, he scored 8/15 for a joint 4th-7th place, as Garry Kasparov won. At Reykjavík WC 1988, he scored 7/17 for a joint 15th-16th place, with Kasparov again winning. Finally, at Barcelona WC 1989, Spassky scored 7½/16 for a tied 8th-12th place, as Kasparov shared first with Ljubomir Ljubojevic.

Spassky played in the 1990 French Championship at Angers, placing fourth with 10½/15, as Marc Santo Roman won. At Salamanca 1991, he placed 2nd with 7½/11 behind winner Evgeny Vladimirov. Then in the 1991 French Championship, he scored 9½/15 for a tied 4th-5th place, as Santo Roman won again.

In 1992, Bobby Fischer, after a twenty-year hiatus from chess, re-emerged to arrange a « Revenge Match of the 20th century » against Spassky in Montenegro and Belgrade; this was a rematch of the 1972 World Championship. At the time, Spassky was rated 106th in the FIDE rankings, and Fischer did not appear on the list at all, owing to his inactivity. This match was essentially Spassky’s last major challenge. Spassky lost the match with a score of +5 -10 =15. Spassky then played young female prodigy Judit Polgár in a 1993 match at Budapest, losing narrowly with 4.5-5.5

Spassky continued to play occasional events through much of the 1990s, such as the Veterans versus Women series.

On October 1, 2006, Spassky suffered a stroke during a chess lecture in San Francisco. In his first major post-stroke play, he drew a six-game rapid match with Hungarian Grandmaster Lajos Portisch in April 2007. He is also the oldest living former world champion.

Legacy

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Spassky, 2009

Spassky’s best years were as a youthful prodigy in the mid 1950s, and then again as an adult in the mid to late 1960s. He seemed to lose ambition once he became World Champion. Some suggest the first match with Fischer took a severe nervous toll, but others would disagree as he was the unusual sportsman who seemed to appreciate his opponent’s skill. He applauded one well-played game of Fischer, and attempted to defend Fischer when he faced jailing.

Some might suggest his preparation was largely bypassed by Fischer, but the match saw several important novelties by Spassky. Instead, Fischer was an incredible player in 1972, having won an unprecedented 20 games in a row, and Spassky probably showed he was number 2, and the match saw many enjoyable games. While one suggested he felt the disappointment of his nation for losing the title, others would say he conceived of himself as his own man and after the match took French citizenship. He had the equanimity to appreciate what was the chess event of the century, as chess occupied the spotlight for almost a year.

Never a true openings maven, at least when compared to contemporaries such as Geller and Fischer, he excelled in the middlegame with highly imaginative yet usually sound and deeply planned play, which could erupt into tactical violence as needed.

Spassky succeeded with a wide variety of openings, including the King’s Gambit, 1.e4 e5 2.f4, an aggressive and risky line rarely seen at the top level. Indeed, his record of sixteen wins (including victories against Fischer, Bronstein, and Karpov), no losses, and a few draws with the King’s Gambit is unmatched. The chess game between « Kronsteen » and « McAdams » in the early part of the James Bond movie From Russia With Love is based on a game in that opening played between Spassky and David Bronstein in 1960 in which Spassky (« Kronsteen ») was victorious. [6]

His contributions to opening theory extend to reviving the Marshall Attack for Black in the Ruy Lopez (1.e4 e5 2.Nf3 Nc6 3.Bb5 a6 4.Ba4 Nf6 5.0-0 Be7 6.Re1 b5 7.Bb3 0-0 8.c3 d5), developing the Leningrad Variation for White in the Nimzo-Indian Defence (1.d4 Nf6 2.c4 e6 3.Nc3 Bb4 4.Bg5), the Spassky Variation on the Black side of the Nimzo-Indian, and the Closed Variation of the Sicilian Defence for White (1.e4 c5 2.Nc3). Another rare line in the King’s Indian Attack bears his name: 1.Nf3 Nf6 2.g3 b5!?

Spassky is respected as a universal player, a great storyteller, a bon vivant on occasion, and someone who is rarely afraid to speak his mind on controversial chess issues, and who usually has something important to relate.

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