A venir :
Les échecs en France
Les échecs en Europe
Les échecs en Russie
Les échecs féminins
Le professionnalisme
Le paysage échiquéen
Le jeu d’échecs se joue et se pratique dans le monde entier. Pour bien y jouer, les principes conseillés pour optimiser ses chances sont naturellement valables dans tous les endroits du monde, et pour tous les joueurs sans distinction.
Faisons à présent un tour d’horizon pour voir de quelle manière les compétitions se déroulent dans ces différents endroits du globe et à quoi ressemble le paysage échiquéen en général, et en ce qui concerne le plus haut niveau notamment.
Les meilleures nations
Suite au développement poussé au moment du régime communiste en ex-URSS, les nations de l’Est gardent encore régulièrement la tête des compétitions par équipe.
Les équipes de Russie, Ukraine, Lituanie, Pologne, sont donc toujours des places fortes des échecs. Aujourd’hui, les meilleures équipes sont les Etats Unis et la Chine. La France est aussi très forte.
La France
La France se remit sérieusement au jeu dans les années 1980, et des jeunes obtinrent des titres de champion ou vice-champion du monde, en catégorie jeunes : Joël Lautier, Christian Bauer, Etienne Bacrot, Laurent Fressinet, Maxime Vachier-Lagrave, Sebastien Feller, Jules Moussard…
L’équipe de France est une bonne équipe :
- Etienne Bacrot, Maxime Vachier Lagrave, Laurent Fressinet et se situaient simultanément à plus de 2700 elo fin 2010, ce qui n’avait jamais été fait en France.
- Anatoly Vaiser est champion du monde Vétérans (+60 ans) en 2010
- Marie Sebag possède le titre de Grand Maître (peu de femmes le possèdent dans le monde).
Les meilleurs joueurs
Les meilleurs joueurs en activité sont Magnus Carlsen, Vishy Anand, Sergeï Karjakin, Fabiano Caruana, Maxime Vachier-Lagrave… Garry Kasparov ne joue plus vraiment en compétition, il s’occupe principalement de politique en Russie. Maxime Vachier Lagrave, Etienne Bacrot et Laurent Fressinet peuvent rivaliser avec eux.
Les femmes
Le niveau des échecs féminin est en général moins élevé dans les catégories jeunes, ce qui se retrouve plus tard. Cela dit, ce n’est pas une fatalité et les femmes qui jouent ont le mêmes possibiltés. Judith Polgar et ses sœurs, qui reçurent un entraînement digne de ce nom, sont très fortes. Marie Sebag, Almira Skripchenko et l’équipe de France féminine ont un classement allant de 2250 à 2500 elo, ce qui est très conséquent.
Palmarès des champions du monde
Les plus grands joueurs à leur époque furent Steinitz, Alehkine (Russe naturalisé Français, Philidor (France), Youssoupov, Ponomariov, Svesnikov, Chirov, José Manuel Capablanca (Cuba), Max Euwe, Anatoly Karpov (URSS), Garry Kasparov, Vishy Anand (Inde), Nigel Short, Magnus Carlsen, Topalov.
En France, on trouve par exemple Maxime Vachier Lagrave, Laurent Fressinet, Etienne Bacrot,
Les féminines : Marie Sebag, Almira Skripchenko, Sophie Milliet, Pauline Guichard, Laurie Delorme,
Grands Joueurs
Les meilleurs joueurs de l’époque moderne, Garry Kasparov et Bobby Fischer, furent sans nul doute les meilleurs joueurs de l’Histoire. Ce sont deux génies à leur manière.
Bobby Fischer fit le choix de se consacrer aux échecs très jeune. Il en fit pratiquement son unique but, d’ailleurs, et le revendiqua. Il devint champion des Etats Unis à 14 ans. Il se qualifia rapidement pour les championnats du monde, où il fit un parcours hors du commun, en battant notamment « le Tigre », Tigran Petrossian. ll joua la finale contre Boris Spassky, en Islande, en 1962 (à Reijkavic).
Cette finale fut médiatisée, d’une manière difficilement descriptible. En effet, ce match était un symbole majeur. Spasski était le dernier Russe, donc représentant du bloc de l’Est, l’Union Soviétique et son régime communiste, et Fischer le joueur hors du commun, très original, « défiait » le bloc de l’est, et était Américain. Il n’était pas porte-parole ou porte drapeau des valeurs occidentales (seuls les échecs l’intéressaient), mais avait la sympathie des gens vivant à l’époque dans le monde occidental.
Il était au-dessus de tout le monde pour les échecs, sur le plan individuel. Mais face à lui, Spassky était aussi fort, et avec lui, 500 grands maitres Russes travaillaient pour Spassky, à la fois pour lui donner des connaissances, le mettre sur les meilleurs rails dans le début des parties, mais aussi pour analyser et décrypter le jeu, et le style de Bobby Fischer.
Fischer était un peu le génie, face à la machine Russe.
Garry Kasparov a dominé les débats, à l’heure où le niveau était peut être le meilleur, au moment où l’ordinateur commençait à prendre de l’importance.
En France
La fédération française des échecs (FFE), structure les compétitions nationales, la promotion du jeu, et l’équipe de France.
Elle s’appuie sur des comités régionaux (de ligue), dans chaque région.
Ces comités s’appuient eux même sur des comités Départementaux.
Ces organisations sont des associations de loi 1901, elles emploient parfois du personnel pour l’administratif, la communication, et la formation de joueurs et
d’arbitres.
Les compétitions
Les compétitions sont variées :
Il existe des compétitions de toutes sortes.
Développement et progression
Le développement du jeu, l’apprentissage, se fait majoritairement dans les clubs.
Professionnalisme
Les très grands joueurs, soit le top 5 des grandes nations échiquéennes, peut en vivre très confortablement.
Peu de joueurs d’échecs sont professionnels, sauf donc parmi les meilleurs (vers 2600).
Pour les autres, la vie est correcte, mais la motivation financière n’est pas la principale, vu la carrière potentielle à laquelle ils pourraient prétendre.
Les grands maitres et les maîtres (voir les conditions d’obtention), ne payent pas l’inscription aux tournois et sont en général invités (logés et nourris) par l’organisateur. Ils gagnent un prix financier, selon le tournoi, et la place obtenue.
Le classement
Les joueurs ayant joué quelques tournois homologués obtiennent rapidement un classement.
Il dépend des joueurs rencontrés (leur classement au moment du match, et du résultat du match).
Les clubs
Le club est l’endroit où il est le plus naturel d’apprendre et de progresser, où vous trouverez à la fois les entraîneurs, les joueurs, et les encadrants.
Vous y rencontrerez d’autres gens motivés et sympathiques.
En effet dans un club, on va trouver des gens qui connaissent déjà bien l’organisation, l’apprentissage, et le milieu.
Sont proposés des parties loisir, des compétitions individuelles et par équipes, à tous niveaux.
Les compétitions jeunes
Lorsqu’on est jeune, il y a plusieurs formules pour débuter, s’aguerrir :
Le championnat scolaire : sans être inscrit à un club, il est possible de jouer pour son école, et tenter de se qualifier pour la phase départementale, régionale, nationale.
Le championnat individuel jeune (par catégorie) : La phase départementale fait se retrouver les jeunes de chaque département, d’une même tranche d’âge. Les premiers de chaque département
Le championnat interclubs jeunes : C’est ma compétition préférée : A partir de Nationale 3 (Nationale 3, 2, 1, et top jeunes), les équipes sont formées de 8 jeunes, deux par catégorie : ainsi, dans la même équipe se rencontrer deux poussins, deux pupilles, deux benjamins, et deux minimes. Chaque point a la même valeur, qu’on soit poussin, ou minime.