Mettre le roi en sécurité
Naturellement, sauf si on a forcé la clé de la position adverse très rapidement, ou bien capturé les pièces adverses les plus offensives (notamment la dame), jouer avec la sécurité de son roi aux échecs est une chose tout à fait déraisonnable, voir impensable.
Ainsi, au début ou au milieu de la partie, si on n’a pas de coup très pertinent à proposer ou de coup très utile à jouer, il faut toujours penser à la sécurité de son roi.
Le plus prudent, lorsqu’on est en train de réaliser son développement, est de préparer au moins un des deux roques : le petit, ou le grand. Ainsi, on est sûr d’avoir une cachette sûre pour son roi, qui nous permettra de jouer sereinement avec la totalité du reste de nos pièces.
Une fois que le roi est à l’abri, il est toutefois naturel de vouloir porter une attaque à l’adversaire, si la position le permet.
Au début, si on peut, il est conseillé de se développer le plus rapidement possible, et les percées principales peuvent avoir lieu sur les cases centrales, par exemple, et on cherchera en général l’ouverture d’une colonne ouverte, et l’activation de ses tours.
Mais il est aussi permis, parfois, d’envisager une attaque du côté de son propre roque. Si, par exemple, les deux camps ont choisi d’effectuer le petit roque.
Mais dans ce cas, il faudra toujours penser, et ceci d’autant plus qu’on le découvrira, à la sécurité de son propre roi. En premier lieu. Ainsi, si on a peur de voir son roi exposé (et pour cela, il faut analyser concrètement la situation donnée), il sera de bon ton d’effectuer un coup de roi au préalable, comme Rh1, avant de libérer la diagonale b6-g1, par exemple.
Comme le montrent ces deux exemples, mettre le roi en sécurité peut être une idée de défense, mais également aussi une idée permettant une attaque plus sécurisée.
Mais en tout cas, c’est une idée à garder constamment à l’esprit, et à ne jamais négliger.