La notation

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La notation aux échecs

La notation est obligatoire dans les compétitions principales aux échecs (à partir de 8 ans), et sert pour commencer à aider l’arbitrage.

Simple à comprendre, nécessitant il est vrai un peu d’habitude avant d’y parvenir sans aucune erreur et sans y penser en jouant, elle est une des choses les plus importantes. Car elle permet de lire un livre d’échecs, de retracer une partie, et de l’analyser.

Notation de l’échiquier :

La position initiale :

position initiale

Les colonnes sont donc repérées par des lettres de a à h, les rangées par des chiffres de 1 à 8.
Les blancs débutent sur les rangées 1 et 2, les noirs sur 7 et 8.

Coordonnées

Des coordonnées sont utilisées pour désigner chacune des 64 cases de l’ échiquier. La notation est simple : sur les 8 cases horizontales, on « numérote » de A à H en majuscules physiquement sur l’échiquier (A, B, C, D, E, F, G, H = 8 cases horizontales), et en vertical, on numérote de 1 à 8 (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 = 8 cases verticales).

Chaque case est alors désignée par l’intersection d’une lettre (pointant une colonne) et d’un chiffre (pointant une rangée). Par exemple, la toute première case en partant du bas, à gauche, se nomme a1. La seconde, en allant de la gauche vers la droite, se nomme alors b1, ainsi de suite. Et la dernière se nomme alors h8 (tout en haut à droite).

Par ce système, on peut ainsi désigner des colonnes (vertical) et des rangées (horizontal). La colonne a comporte alors toutes les cases se trouvant visées par la coordonnée a, à savoir a1, a2, a3, a4, a5, a6, a7 et a8. Et la rangée 4 comporte alors toutes les cases se trouvant visées par la coordonnées 4, à savoir a4, b4, c4, d4, e4, f4, g4 et h4.

Chaque joueur doit avoir à sa droite une case blanche (a8 et h1). C’est le repère généralement utilisé pour vérifier, avant d’entamer la partie, que l’échiquier est bien orienté.

Lorsque l’on place les pièces sur l’échiquier, il est évident que les Noirs voient les coordonnées « à l’envers ».

notation 2

Pièces

Chaque camp est composé de seize pièces :

  • un roiroi, noté R
  • une damedame, notée D
  • deux tourtours, notées T
  • deux foufous, notés F
  • deux cavaliercavaliers, notés C
  • huit pions, notés P en notation complète, mais non notés en notation abrégée (la notation internationale)

Au début de la partie les pièces sont disposées sur l’échiquier comme indiqué sur le diagramme plus haut. Au centre le roi et la dame (la dame sur la case de sa couleur sur la colonne d), puis de part et d’autre, les deux fous, les deux cavaliers puis les deux tours. Les 8 pions occupent la rangée située immédiatement devant ces pièces.

La notation des pièces ci-dessus ne prend en compte que le type des pièces : Par exemple, F désigne un fou blanc ou noir, on identifie chaque pièce individuellement sur l’échiquier en indiquant la case sur laquelle elle se trouve.

Notation algébrique abrégée

C’est la notation utilisée de nos jours dans toutes les compétitions. Elle diffère de la notation algébrique complète sur les points suivants :

  • Lorsque la pièce jouée est un pion, on omet de noter l’initiale de la pièce (P).
  • On ne mentionne pas la case de départ de la pièce lorsqu’il n’y a pas d’ambigüité ; en effet dans la majorité des cas, une seule pièce du type indiqué peut se rendre sur la case d’arrivée.
  • En cas d’ambiguïté sur la pièce qui se déplace, on marque la lettre de la colonne où se trouve la bonne pièce (exemple : un cavalier blanc en f3, un cavalier blanc en g4. Le cavalier en f3 se déplace en e5. Noter Ce5 est insuffisant, on note alors Cfe5).
  • S’il y a encore ambiguïté, on remplace la lettre de la colonne par le numéro de la rangée (changeons l’exemple précédent, prenons un cavalier blanc en f3 et un cavalier blanc en f7. Ce5 ou Cfe5 sont tous deux insuffisants pour identifier la pièce ; on doit noter C3e5).

Exemple :

1.e4 e5 2.Cc3 Cf6, etc…

notation 2
Les Blancs peuvent jouer 3.Cge2

notation 3
Les Blancs peuvent jouer 3.Ce2 (et pas Cge2 car il n’y a pas d’ambigüité, le cavalier c3 étant cloué.

notation 4
Les Blancs peuvent jouer par exempleT3c2, T1c2, ou Tc4, les Noirs Tab8, Tac8, Tfc8

Pour la prise par les pions, on indique toujours la colonne de départ. Exemple : 2. exd5. La prise « en passant » s’écrit e.p.

Notation figurine

Dans de nombreuses revues internationales, les initiales des pièces sont remplacées par des figurines, par exemple cavalierc6 au lieu de Cc6. L’utilisation des figurines plutôt que des lettres pour désigner les pièces offre l’avantage d’être comprise des lecteurs du monde entier.

D’autre part, la notation est parfois encore abrégée en omettant le signe de la prise (×) et le numéro de rangée pour les prises de pion (ainsi exd4 deviented, pour autant qu’il n’y ait pas d’ambigüité), l’indication de l’échec et de la prise en passant sont aussi omises. Ces pratiques s’écartent cependant du standard communément admis.

Ponctuation et commentaires

Il existe de nombreux signes complémentaires pour décrire ou commenter des évènements dans une partie. Par exemple, pour signaler qu’un déplacement met en échec l’adversaire, pour commenter un bon coup, etc.

Les commentaires et les évaluations sont destinés aux analyses ; ils ne peuvent pas figurer sur la feuille de partie en tournoi, car celle-ci est réservée à l’enregistrement des coups joués.

Évènements
+ Échec au roi
# Échec et mat
x Prise
e.p. Prise en passant
0-0 Petit roque
0-0-0 Grand roque
Commentaires
! Bon coup
!! Très bon coup
? Mauvais coup
?? Très mauvais coup
!? Coup intéressant, peut-être bon
?! Coup douteux
Évaluation de la position (système adopté notamment par l’informateur des échecs)
+/= Les Blancs sont un peu mieux.
\pm Les Blancs sont mieux
+ – Les Blancs ont un avantage décisif
=/+ Les Noirs sont un peu mieux
\mp Les Noirs sont mieux
– + Les Noirs ont un avantage décisif
= Égalité
\infty position incertaine
=/\infty Avec compensation pour le matériel

Le pat, l’abandon, la nulle (quelle qu’en soit la raison) n’ont pas de symbole, et doivent être notés en clair.

La notation algébrique

La notation algébrique est un système de description des coups joués dans une partie, présenté la première fois en 1737 par Philippe Stamma dans un  » Essai sur le jeu des échecs « , et repris dans son livre  » Le Noble Jeu de Échecs « . Ces œuvres sont restées plus ou moins dans l’ombre, suite à sa défaite face à Philidor, dont le célèbre manuel de ce dernier :  » L’Analyse du Jeu des Échecs « , utilisait une forme littérale. La notation algébrique a donc mis longtemps avant de s’imposer (notamment dans les pays anglophones où la notation descriptive est restée dominante jusque dans les années 1970), pour être de nos jours la notation officielle de la Fédération internationale des échecs.

L’échiquier

Les 8 lignes « verticales » sont appelées colonnes.
Les 8 lignes « horizontales » sont appelées rangées ou traverses.
Les 26 lignes obliques à 45° (13 noires et 13 blanches) sont appelées diagonales.

position initiale

Dans la représentation conventionnelle en diagramme, les Blancs sont en bas, les Noirs en haut.

position initiale inverse

Sur les logiciels, on peut inverser cette position, les noirs étant toujours sur les rangées 7 et 8, et les blancs sur 1 et 2.

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Algebraic chess notation

Chess zver 22.png

Chessboard notation

Algebraic chess notation is used to record and describe the moves in a game of chess. It is now standard among all chess organizations and most books, magazines, and newspapers. In English-speaking countries, it replaced the parallel system of descriptive chess notation, which became common in the 19th century, and which was sporadically used as recently as the 1980s or 1990s. European countries, except England, used algebraic notation before the period when descriptive notation was common. [1]

Algebraic notation is based on a system developed by Philipp Stamma. It exists in various forms and languages, as will be described below. Stamma’s system used the modern names of the squares but he used « p » for all pawn moves and the original file (« a » through « h ») of the piece instead of the initial letter of the piece. [2]

Naming squares on the board

Each square of the chessboard is identified with a unique pair of a letter and a number. The horizontal files are labeled a through h, from White’s left (i.e. the queenside) to his right. Similarly, the vertical ranks are numbered from 1 to 8, starting from White’s home rank. Each square of the board, then, is uniquely identified by its file letter and rank number. The white king, for example, starts the game on square e1. The black knight on b8 can move to a6 and c6. Chess notations are a way to determine any unique point on the board.

Naming the pieces

Each type of piece (other than pawns) is identified by an uppercase letter, usually the first letter in the name of that piece in whatever language is spoken by the player recording. English-speaking players use K for king, Q for queen, R for rook, B for bishop and N for knight (since K is already used). S was also used for the knight in the early days of algebraic notation, from the German Springer (this is still used in chess problems, where N stands for the popular fairy chess piece, the nightrider).

Players may use different letters in other languages. For example, French players use F for bishop (from fou). In chess literature written for an international audience, the language-specific letters are replaced by universal icons for the pieces, producing figurine notation.

Pawns are not indicated by a letter, but by the absence of such a letter—it is not necessary to distinguish between pawns for normal moves, as only one pawn can move to any one square ( captures are indicated differently; see below).

Notation for moves

Each move of a piece is indicated by the piece’s letter, plus the coordinate of the destination square. For example Be5 (move a bishop to e5), Nf3 (move a knight to f3), c5 (move a pawn to c5—no initial in the case of pawn moves). In some publications, the pieces are indicated by graphical representations rather than by initials: for example, ?c6. This is called figurine algebraic notation or FAN and has the advantage of being language-independent.

Notation for captures

When a piece makes a capture, an x is inserted between the initial and the destination square. For example, Bxe5 (bishop captures the piece on e5). When a pawn makes a capture, the file from which the pawn departed is used in place of a piece initial. For example, exd5 (pawn on the e-file captures the piece on d5). The x is often omitted: ed5. A colon (:) is sometimes used instead of an x, either in the same place the x would go (B:e5) or after the move (Be5:). When it is unambiguous, a pawn capture is often indicated only by the files: exd or ed.

En passant captures are specified by the capturing pawn’s file of departure, the x, and the square to which it moves (not the location of the captured pawn), followed by the suffix of « e.p. » to indicate an en passant capture. [3]

Some texts, such as the Encyclopedia of Chess Openings, omit indications that a capture has been made.

Disambiguating moves

If two (or more) identical pieces can move to the same square, the piece’s initial is followed by (in descending order of preference):

  1. the file of departure if they differ;
  2. the rank of departure if the files are the same but the ranks differ;
  3. Both the rank and file if neither alone uniquely defines the piece (after a pawn promotion, if three or more of the same piece are able to reach the square).

For example, with two knights on g1 and d2, either of which might move to f3, the move is indicated as Ngf3 or Ndf3, as appropriate. With two knights on g5 and g1, the moves are N5f3 or N1f3. As above, an x may be used to indicate a capture: for example, N5xf3.

Pawn promotion

If a pawn moves to its last rank, achieving promotion, the piece chosen is indicated after the move, for example e1Q, b8B. Sometimes an « = » sign or parentheses are used: f8=N or a1 (R), but neither is a FIDE standard. (An « = » is written on the scoresheet next to the move to indicate an offer of a draw, but this is not part of algebraic notation. [4]) In Portable Game Notation (PGN), pawn promotion is always indicated by a suffixed « = » and the piece chosen. Pawn promotions can also be found with a « / » symbol in older books. For example g8/Q could be used to indicate promotion to a Queen.

Castling

Castling is indicated by the special notations 0-0 for kingside castling and 0-0-0 for queenside. Note that while the PGN requires O-O and O-O-O instead, using an upper-case letter O.

Check and checkmate

A move which places the opponent’s king in check usually has the notation « + » added. Some use a dagger: « † ». (Sometimes ch is used to indicate check.) Double check is sometimes represented « ++ ». Checkmate can likewise be indicated « # » (some use « ++ » instead, but the United States Chess Federation recommends « # »). Sometimes the double dagger (« ‡ ») is used. The word ‘mate’ written at the end of the notation is also acceptable. The Encyclopedia of Chess Openings does not indicate check.

End of game

The notation 1-0 at the end of the moves indicates that white won, 0-1 indicates that black won, and ½-½ indicates a draw. Often there is no special indication of how a player won (other than checkmate, see above), so simply « 1-0 » or « 0-1 » may be written to show that one player resigned or lost because of time control. Sometimes the word « Resigns » (or « White resigns » or « Black resigns » as appropriate) is used to show this.

Notation for a series of moves

Lists of moves are generally written in one of two ways.

(1) written in two columns, as a white/black pair, preceded by the move number and a period:

1. e4 e5 (meaning that White moves a pawn to e4, then Black moves a pawn to e5)
2. Nf3 Nc6
3. Bb5 a6

(2) in text: 1. e4 e5 2. Nf3 Nc6 3. Bb5 a6.

Moves may be interspersed with text. When the score resumes with a Black move, an ellipsis (…) takes the place of the White move, for example:

1. e4 e5
2. Nf3
Black now defends their pawn
2…Nc6
3. Bb5
Black threatens White’s bishop on b5
3…a6

An ellipsis is also used when a score starts with a Black move (when the score is not of a complete game but starts from a given position). However, helpmates usually use an opposite convention; Black moves first by default and White moves are indicated with an ellipsis if no Black move precedes.

Example

An example of a full game in algebraic notation follows. This is Kasparov versus the World, a game played by Garry Kasparov (as white) over the internet against the rest of the world (playing black), with the World’s moves being chosen by popular vote under the guidance of a team of grandmasters. This game demonstrates many of the notations described above.

1. e4 c5 2. Nf3 d6 3. Bb5+ Bd7 4. Bxd7+ Qxd7 5. c4 Nc6 6. Nc3 Nf6 7. 0-0 g6 8. d4 cxd4 9. Nxd4 Bg7 10. Nde2 Qe6 11. Nd5 Qxe4 12. Nc7+ Kd7 13. Nxa8 Qxc4 14. Nb6+ axb6 15. Nc3 Ra8 16. a4 Ne4 17. Nxe4 Qxe4 18. Qb3 f5 19. Bg5 Qb4 20. Qf7 Be5 21. h3 Rxa4 22. Rxa4 Qxa4 23. Qxh7 Bxb2 24. Qxg6 Qe4 25. Qf7 Bd4 26. Qb3 f4 27. Qf7 Be5 28. h4 b5 29. h5 Qc4 30. Qf5+ Qe6 31. Qxe6+ Kxe6 32. g3 fxg3 33. fxg3 b4 34. Bf4 Bd4+ 35. Kh1 b3 36. g4 Kd5 37. g5 e6 38. h6 Ne7 39. Rd1 e5 40. Be3 Kc4 41. Bxd4 exd4 42. Kg2 b2 43. Kf3 Kc3 44. h7 Ng6 45. Ke4 Kc2 46. Rh1 d3 47. Kf5 b1=Q 48. Rxb1 Kxb1 49. Kxg6 d2 50. h8=Q d1=Q 51. Qh7 b5 52. Kf6+ Kb2 53. Qh2+ Ka1 54. Qf4 b4 55. Qxb4 Qf3+ 56. Kg7 d5 57. Qd4+ Kb1 58. g6 Qe4 59. Qg1+ Kb2 60. Qf2+ Kc1 61. Kf6 d4 62. g7 1-0

Naming the pieces in various languages

Similar notations

PGN

Chess games are often stored in computer files using Portable Game Notation (PGN), which uses algebraic chess notation as well as additional markings to describe a game.

Long algebraic notation

Some computer programs (and people) use a variant of algebraic chess notation, termed long algebraic notation or fully expanded algebraic notation. In fully expanded algebraic notation, moves include both the starting and ending squares separated by a hyphen: for example, « e2-e4 » or « Nb1-c3 ». Captures are indicated with « x » instead of a hyphen: « Rd3xd7 ». This notation takes more space and thus is not as commonly used. However, it has the advantage of clarity, particularly for less skilled players or players learning the game.

Some books using primarily short algebraic notation use the long notation instead of the disambiguation forms. Long algebraic notation was no longer recognized by FIDE as of 1981.

Numeric notation

In international correspondence chess the use of algebraic notation may cause confusion, since different languages have different names (and therefore different initials) for the pieces; hence the standard for transmitting moves in this form of chess is ICCF numeric notation.

Figurine Algebraic Notation

« Figurine Algebraic Notation » (FAN), as noted above, is a widely-used variation of algebraic notation which replaces the letter that stands for a piece by its symbol, e.g. ?c6 instead of Nc6. Pawns are omitted. This enables the moves to be read independent of language. The Unicode Miscellaneous Symbols set includes all of the symbols necessary for FAN. In order to display or print these symbols, one has to have a one or more fonts with good Unicode support installed on the computer, and the document (Web page, word processor document, etc.) must use one of these fonts.

For example, with two knights on