Cinéma

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Le jeu d’échecs au cinéma

Le jeu d’échecs a beaucoup inspiré les réalisateurs de cinéma. Le premier film réalisé autour de la thématique du jeu d’échecs fut « La Fièvre des échecs », de Vsevolod Poudovkine, tourné pendant le tournoi de Moscou de 1925.

D’autres films sont situés dans le monde des échecs de compétition, comme « La Diagonale du fou », de Richard Dembo, inspiré des matches de championnat de monde entre Anatoli Karpov et Korchnoi ; « À la recherche de Bobby Fischer », de Steven Zaillian, inspiré de la vie de Josh Waitzkin, ou « La Partie d’échecs », d’Yves Hanchar.

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D’autres films utilisent le jeu d’échecs de façon métaphorique, comme « Le Septième Sceau » d’Ingmar Bergman, où le chevalier propose une partie d’échecs à la Mort, en espérant retarder l’échéance fatidique ; « Les Joueurs d’échecs », de Satyajit Ray ; ou en tant que support de l’intrigue, comme le thriller « Face à face », de Carl Shenkel.

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Certains des romans ont également été adaptés en films, comme « La Défense Loujine », de Marleen Gorris, et « Joueuse », de Caroline Bottaro, dont le scénario est inspiré de « La Joueuse d’échecs ». Il existe aussi des films d’animation mettant en scène les échecs, comme « Geri’s Game », court-métrage d’animation produit et réalisé par les studios Pixar.

D’autres films sont en rapport avec les échecs, par exemple « La légende de Zatoïchi : Voyage en Enfer » de Kenji Misumi, « L’Échiquier de la passion », de Wolfgang Petersen, et « Jouer sa vie », de Gilles Carle.

On peut également noter de nombreuses apparitions du jeu d’échecs dans des films où sa présence n’est pas un ressort dramatique mais plutôt de l’ordre du symbole. Ainsi, dans « Bons baisers de Russie », le méchant est un génie des échecs et de la stratégie qui travaille pour le SPECTRE contre James Bond. Dans « K », d’Alexandre Arcady, les deux personnages principaux sont liés par le goût des échecs.

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Le jeu d’échecs comme symbole de l’intelligence humaine est repris dans « Blade Runner », de Ridley Scott, où le répliquant met son créateur échec et mat, et dans « 2001 : L’Odyssée de l’espace », de Stanley Kubrick, grand amateur d’échecs, où le super-ordinateur CARL (HAL 9000) l’emporte sur l’astronaute David Bowman.

Dans « Harry Potter à l’école des sorciers », de Chris Columbus, Ronald Weasley joue avec Harry aux échecs « version sorcier », avec des pièces animées par magie, puis doit diriger une partie d’échecs contre des pièces grandeur nature, l’une des épreuves à affronter avant d’accéder à la pierre philosophale.

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Dans « L’Affaire Thomas Crown », de Norman Jewison, le suspect et celle qui le traque s’affrontent et se séduisent au cours d’une partie. Le personnage joué par Faye Dunaway fait perdre ses moyens au personnage joué par Steve McQueen, en le provoquant par différents gestes et poses langoureux.

Citons enfin « Les Visiteurs du soir », de Marcel Carné ; « Revolver », de Guy Ritchie, jeux d’échecs et arnaques (2005) ; « Whatever Works » de Woody Allen, où le personnage principal, un intellectuel surdoué et misanthrope, abandonne son emploi de professeur de physique pour enseigner les échecs.

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