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Questions et réponses à propos du jeu d’échecs

Le jeu d’échecs est un jeu qui peut paraître simultanément abstrait, complexe ou familier à certaines personnes, mais qui peut aussi être parfois totalement inconnu pour d’autres, pour une partie d’ailleurs non négligeable de la population, qui n’aurait jamais eu jusqu’ici la possibilité d’avoir d’explications claires à son sujet.

Les questions suivantes abordées sont celles que l’on peut légitimement se poser à son sujet, et qui sont ici résolues, afin de donner une image très réaliste du jeu, à qui voudrait avoir en savoir plus à son sujet, et s’en faire une idée précise.

Les paradoxes du jeu d’échecs

Le jeu d’échecs est un peu paradoxal, à certains niveaux, comme je vais à présent tenter de l’expliquer.

Tout d’abord, c’est un jeu très répandu de par le monde, c’est l’un des plus connu. C’est sûrement le plus connu et le plus réputé, d’ailleurs, de tous les jeux de réflexion, et le plus pratiqué également. Au point qu’il est également considéré comme un sport et pratiqué à différents niveaux, notamment le plus haut, au sein des différentes fédérations qui gèrent et qui structurent les compétitions.

Cependant, si le nom, les pièces du jeu et les termes « Echec », et « Echec et mat » sont connus de tous, souvent très familiers et parfois même employés à l’oral, il reste en revanche plus méconnu du public lorsque l’on entre plus à l’intérieur du sujet. Et que l’on aborde justement les notions fondamentales, et certains « détails » comme les règles, et d’autres éléments plus précis, et néanmoins basiques, qui justifient justement l’intérêt de sa pratique.

En effet, tout le monde a entendu parler des échecs, et sait évidemment de quoi il s’agit dans l’absolu. Mais la représentation tient souvent des clichés, des anecdotes, ou d’extraits de films ou d’explications parfois très rapides, ce qui ne permet évidemment pas de présenter le jeu de manière effectivement concrète, ni objective.

Et il est parfois, pour certains, pour beaucoup, même, qui le pensent par exemple inaccessible, ou trop compliqué, totalement étranger.

Le voici à présent expliqué sous forme de questions, de sorte que les clichés habituels se fassent dorénavant beaucoup plus rares, et que le jeu d’échecs soit à présent beaucoup plus concret pour tous les internautes.

Les questions usuelles

Voici la plupart des réponses aux questions à son sujet, aux questions que l’on se pose souvent, et légitimement, avant d’éventuellement vouloir s’intéresser aux règles du jeu, et de commencer à l’expérimenter.

Comment vous résumer

Si vous n’avez pas encore d’à priori sur le jeu d’échecs, d’idées très précises de son fonctionnement aujourd’hui, ni la vision du déroulement d’une partie d’échecs, comment imaginez-vous, aujourd’hui, le jeu d’échecs ?

Naturellement, le site « Echecs pour tous » est ici pour vous le présenter, et ce, de la manière la plus complète et la plus objective qui soit. Il répondra sans doute à vos interrogations et vous donnera normalement les clefs pour non seulement comprendre ce qui se passe sur un échiquier et dans la tête d’un joueur, mais il vous donnera surtout les moyens de savoir mener à bien une belle partie par vous-même.

Mais avant tout, avant de commencer à y jouer, il est normal d’avoir une idée d’ensemble, de se demander ce qu’on va pouvoir y trouver avant de commencer à s’y intéresser. Pour commencer à comprendre, essayez tout d’abord d’imaginer un instant le plateau et les pièces sur l’échiquier :

Selon vous, comment mener une partie à bien une partie ? Connaissez-vous les déplacements des pièces ? Et si oui, ou lorsque ce sera chose faite, quelle stratégie appliquer, quel plan imaginer, et quelle organisation adopter ? A quoi faut-il penser, y a-t-il un mécanisme spécial au jeu, et comment peut-on anticiper, au mieux, les coups ? Faut il donner priorité aux possibilités de son camp, ou aux possibilités adverses ?

Est-ce un jeu aussi compliqué qu’il y paraît, abstrait et réservé aux scientifiques, ou aux élèves doués en mathématiques ?

Sincèrement, les gens en ont une image un peu erronée, la plupart du temps, parfois exagérée, dans un sens ou dans l’autre. Souvent surestimée, car certains voient ce jeu comme un jeu inaccessible ou qui dure des heures, alors que ce n’est pas exact. Cela est vrai dès lors qu’on a un niveau qui va permettre de réfléchir à des choses très compliquées et assez lointaines pour ne rien laisser au hasard, mais avant d’arriver là, il faut déjà découvrir le jeu et jouer quelques parties amicales, et ces premières parties sont elles souvent très courtes.

Ce jeu revêt une certaine logique. Cela dit, qui dit logique ne doit pas faire penser forcément au mot difficile. Il doit justement faire penser au mot « intuitif », donc simple, et normalement compréhensible.

Compréhensible de tous ou presque, effectivement, pouvant se mémoriser à partir de 5 ans pour les enfants les plus calmes, il intimide parfois avec sa réputation intellectuelle ou trop sérieuse, mais c’est dommage, car cette réputation trop sérieuse voire élitiste n’est pas méritée.

Je vous souhaite si vous apprenez effectivement à jouer que vous vous dirigiez vers des instants enrichissant, des parties plaisantes et intenses, remplies de suspense, et des expériences intéressantes dont vous serez fier et auxquelles vous aurez pris un plaisir important.

Voici comme se situe le jeu, si vous avez une idée éloigné de son déroulement traditionnel :

Il n’est pas logique, comme on le présente souvent, au sens mathématique du terme. Il n’a aucun rapport avec le calcul, ni les équations. Il est cependant logique et intuitif, et incite à remarquer et à observer, et surtout à anticiper, donc à prévoir. Une partie est comme une épreuve jalonnée de questions, d’interrogations et de déductions, posées et résolues par les deux adversaires simultanément. L’anticipation de chacun dépend des mouvements permis, de l’observation des structures, et des décisions adverses.

Vous allez comprendre en lisant comme ce jeu est finalement complexe, mais logique, donc très compréhensible.

Le jeu d’échecs et l’école

Il est aujourd’hui démontré, et un accord a d’ailleurs été renouvelé entre la fédération française des échecs et l’éducation nationale, pour dire que jouer aux échecs en milieu scolaire améliorait nettement les choses, à la fois au niveau du comportement des élèves, et de leurs résultats. Ainsi, une convention a été signée, pour accélérer le développement du jeu à l’école.

Bien enseigné, le jeu d’échecs a forcément sa place, puisque il développe chez les élèves des qualités intellectuelles, humaines, et l’envie d’apprendre. Il va donc précisément dans le sens des professeurs, et joue un rôle allant dans le sens exact de la mission de l’éducation nationale.

Il est aujourd’hui proposé dans une proportion importante d’établissements, surtout dans des écoles primaires et des collèges, et de manière facultative, car il reste un jeu. Mais le cas se présente aussi, parfois, où il fait partie intégrante de l’emploi du temps de certaines classes.

On le perçoit aujourd’hui comme une activité intéressante, mais à part. Apportant un plus, mais qui reste encore méconnue. On est d’accord que ce jeu encourage l’apprentissage, la concentration, et la réflexion, mais on méconnaît souvent son rôle, et on hésite sur la manière de proposer aux enfants à aller vers lui, pour son utilité. En le proposant, et en les encourageant, mais sans les contraindre non plus, car ce n’est surtout pas le but.

Pour un animateur voulant rendre le jeu attractif, il assez difficile d’expliquer tous les aspects du jeu en quelques minutes, surtout en montrant à la fois les aspects du jeu, donc de l’amusement qui va avec, et l’idée de l’anticipation, par exemple, de réflexion, donc de sérieux.

Mais c’est une excellente chose de pouvoir le présenter dans ce cadre, et ensuite, chacun est libre d’adhérer et d’y trouver son compte, ou de se consacrer à autre chose.

Le développement, en France, et la présence des entraîneurs de clubs à l’école est en progression constante, et cela est de bonne augure pour la suite.

Qui peut réussir aux échecs

Objectivement, tout le monde a les moyens de jouer aux échecs, tout d’abord, et également, de bien jouer. Il existe bien sûr des différences de compréhension, de rapidité, de vision ou de volonté chez chacun. Un peu comme en classe, comme partout, mais fondamentalement, et c’est quelque chose qui peut surprendre, mais presque tout le monde en est capable.

On peut parfois sauter des étapes avec certains élèves doués, parfois très doués, mais tout le monde peut y arriver dès qu’il le décide, c’est vraiment certifié.

D’ailleurs, la volonté de s’intéresser (au jeu), le comprendre, va vite prendre le pas sur la prédisposition et la première impression donnée, par l’enfant à l’entraîneur.

Il indique ainsi que l’écoute, l’attention, et la volonté, permettent d’évoluer, et réussir dans une discipline dont la réputation est d’être difficile, et d’après moi ce message est complètement essentiel.

Faut-il être doué à l’école pour réussir aux échecs

La réflexion est nécessaire à ce jeu, et prépondérante, naturellement. Les enfants réfléchis et posés, qui réussissent à l’école pour ces deux raisons, ont en général les aptitudes pour comprendre le jeu d’échecs avec réussite, également. Mais cela n’a pas de corrélation forcément évidente, comme on peut trop facilement le penser, avec l’école.

On peut être bon scolairement sans l’être spécialement aux échecs, pour beaucoup de raisons : si on ne se pose pas les questions propres au jeu, si on n’est pas assez attentif, ou pour toute autre raison.

Inversement, pour un élève qui apprend à jouer aux échecs en cycle élémentaire, c’est quelque chose de tout à fait nouveau pour lui, qui est différent des matières scolaires habituelles, du calcul et de l’écriture.

Si la découverte et l’apprentissage se passe dans de bonnes conditions, un élève qui est mal à l’aise avec les matières scolaires habituelles, peut fort bien se trouver plus à l’aise avec le déplacement des pièces, et remporter quelques victoires face à des élèves qu’il pense plus doués que lui, à cause justement des résultats ou des notes qu’ils ont obtenu.

Et cela peut permettre, par exemple, à l’élève en difficulté de se surprendre lui même, à se voir et à être vu soudain différemment par ses camarades de classe, et de se rendre compte qu’il a finalement des possibilités. Et de revenir en cours, à faire ses exercices différemment, avec plus d’attention, et plus de succès.

Rend-il plus intelligent

Il peut rendre plus intelligent, mais ceci ne sera pas une vérité absolue, dans tous les cas. La formule vous fera peut être sourire, je pense, mais retenez bien les conditions pour que ce soit le cas :

Il faut déjà, initialement, être assez intelligent pour avoir envie d’essayer… Ce qui, l’expérience le démontre, est déjà trop demander, à certains. Donc ne pas fuir à la première nouveauté, ou proposition.

La seconde condition : il faut juste être assez intelligent pour comprendre… Comment il vous rendra (rendrait) plus intelligent. La formule est faite pour vous faire sourire, évidemment, mais il faut effectivement vouloir comprendre, pas à pas, mais bien, les aspects du jeu.

Dans la pratique, les deux premières conditions ne sont pas toujours réunies. Mais, théoriquement, restent accessibles !

Il faut ensuite être sensible à ce qui se passe. (exemple, ne pas reproduire une erreur).

Lorsque vous aurez compris les règles qui sont simple, le bon raisonnement, et essayé 10 minutes (donc réussi), vous saurez alors exactement ce que je voulais dire.

Améliore-t-il à l’école

Vous intéresser aux échecs vous apprend, dans le cadre d’un jeu de réflexion, à réfléchir, visualiser, analyser des situations, anticiper, mémoriser, et vous concentrer. Donc, vous augmenterez forcément, ainsi, vos capacités de réflexion, et de concentration.

Cependant, par rapport à l’école, le jeu est un élément à part. Jouer trop aux échecs peut vous absorber, et vous écarter de vos responsabilités. On peut naturellement concilier la pratique du jeu d’échecs avec de très bonnes études, tout comme on peut pratiquer d’autres sports, ou d’autres activités.
Mais si le jeu d’échecs améliorera globalement vos réflexes, votre capacité à apprendre, et à vous concentrer, il n’ira pas en cours à votre place, n’apprendra pas les leçons pour vous, et ne fera pas vos devoirs. Ceci est clair, et ceci sera toujours lié à votre volonté.

Avant ou après les devoirs ?

Il ne faut en aucun cas négliger le travail scolaire, ou faire l’un au détriment de l’autre. Et seule l’école est obligatoire. Il vaut beaucoup mieux vouloir progresser aux échecs, si on souhaite bien jouer, lorsqu’on est tranquille à ce sujet, tous les devoirs finis, et les parents contents.

C’est mieux d’être serein pour pratiquer ses loisirs, sans contradiction avec l’école, souvent même avec un bénéfice vis-à-vis de la réussite en général. Je n’encourage pas à choisir l’un ou l’autre, sous peine d’être tiraillé si on pense à faire l’un, mais au détriment de l’autre.

Et encore moins dans la vie. C’est un signe d’intelligence, et très encourageant d’y réussir. Il peut et doit donner confiance, mais ne prouve qu’on est plus intelligent ou supérieur aux autres (la plupart des très forts joueurs sont d’ailleurs fort humbles). Mais cela peut souvent aider, le cas est d’ailleurs fréquent.

Bien jouer va finalement faire appel à des qualités intellectuelles qui montreront la compréhension du jeu, celle de ses nombreux principes, une concentration et un intérêt pour une discipline.

Devenir un bon joueur est un gage de satisfaction personnelle, vous apprendra des choses et donnera confiance pour les autres apprentissages.

Un jeu éducatif

Je vais maintenant décrire les éléments primordiaux et les paramètres faisant basculer un match et ce qu’amène le jeu à ses amateurs assidus.

Il faudra pratiquer un minimum pour s’apercevoir que la logique et l’apprentissage revêtent finalement plusieurs notions subtiles, très intéressantes et plus complète que le calcul brut de possibilités, ou l’apprentissage de mouvements par cœur.

Le jeu amène implicitement à une réflexion chez les joueurs, reconnue au demeurant, surtout au niveau éducatif.

Les entraîneurs, enseignants et généralement formateurs vous le diront, leur but est de transmettre des connaissances et un savoir à leurs élèves, mais ce n’est pas l’unique raison de leur vocation.

Ils tentent en priorité de leur donner la capacité de retenir, savoir pourquoi apprendre et y prendre goût, afin d’accéder plus tard à une réflexion adulte.

C’est exactement le service qu’ils leur rendent en exerçant ce métier, plus encore que la connaissance apportée dans chaque discipline (ceci est tellement vrai à l’école).

Le goût d’apprendre, la capacité à être autonome, vouloir progresser et s’améliorer, sont des clefs à faire naître chez l’enfant, et à entretenir. Elle conditionnera le reste des apprentissages donc le bagage, culturel et technique, de l’individu.

Chaque matière ou discipline est un bon terrain d’apprentissage pour quiconque. Elle va avoir un effet bénéfique au niveau de la connaissance, sa mise en pratique, la culture ou la compétence.

Est-il nécessaire de jouer aux échecs ?

La réponse à cette question est in fine « non », paradoxalement, bien qu’il amène beaucoup d’éléments positifs à chaque joueur le pratiquant, et que l’ignorance des éléments de réflexion essentiels du jeu, s’il ne sont pas retrouvés par ailleurs par l’enfant ou l’adulte dans son éducation, pourrait conduire à des interrogations, voir des impasses.

Mais il est certain que le jeu d’échecs amène peu de choses au niveau concret, comme au niveau matériel. Si ce n’est pour certains tournois, avec la médiatisation du haut niveau ou de rares performances et exploits de quelques professionnels du jeu, le jeu a un impact très limité dans l’activité économique mondiale.

Je parle bien sûr uniquement au niveau économique et financier, même si des entraîneurs en vivent comme ils vivraient d’autres métiers.

Mais au niveau culturel et éducatif, il peut avoir un rôle réellement prépondérant, et au niveau humain, les joueurs d’échecs sont loin d’être des « autistes », et la compétition a tout moyen d’apporter des sensations et du vécu qui eux, peut-on dire communément, ne s’achètent pas !

Un jeu dynamique

Bien jouer va faire appel à des réactions rapides et logiques, motivées par un objectif connu et commun aux deux joueurs : la capture finale du roi adverse.

Les suites possibles à une position sont envisageables par chaque joueur, le mouvement possible de chaque pièce étant fixé par les règles et invariable avec le temps.

La réflexion repose sur l’observation d’une structure, l’anticipation des possibles, la recherche de la meilleure suite malgré (et quelle que soit) la stratégie adverse, l’émission d’hypothèses, leur éviction ou leur conservation menant à la prise de décision, enfin la vérification et la concrétisation du choix, une fois le coup décidé.

La règle du jeu connue, les forces en présence identiques au départ et leurs mouvements invariables, le joueur faisant les bonnes déductions et les prévisions les plus lointaines prendra logiquement un avantage, et l’emportera .

L’anticipation et la prévision découlent de mouvements potentiels visibles, et donc prévisibles, le hasard a donc une place minime dans le jeu d’une partie d’échecs. Pour le reste, il faut compter sur la chance. 😉

C’est d’ailleurs ce qui motive la réflexion des joueurs et les pousse à voir le plus loin possible, lorsqu’ils jouent.

L’état d’esprit des joueurs

Sans aller trop loin, il est vrai que le jeu apporte aux joueurs une réflexion et une logique naturelles qui deviennent automatiques, et engendrent presque une sorte d’état d’esprit. Une mentalité plutôt positive et intéressante, pour les raisons que je vais expliquer et développer. Les joueurs les connaissent très bien grâce à la pratique, même inconsciemment, et ils ignoraient sans doute se trouver face à ce bénéfice lorsqu’ils ont été attiré, au tout début, par la pratique du jeu.

Cet état d’esprit dont je me fais un peu le porte-parole, je dirais même en souriant qu’elle serait presque « à montrer dans les écoles », puisque la capacité et l’envie de réfléchir, d’apprendre des leçons et de ses erreurs, de réfléchir aux meilleurs choix et d’anticiper au maximum, de se mettre à la place de l’adversaire, est une qualité.

Est-il bon d’apprendre jeune ?

Il est vrai qu’il est plus souvent proposé aux enfants d’apprendre à y jouer vis-à-vis d’un apprentissage, comme un loisir ou un sport, et que plus on s’y intéresse jeune, et plus on pourra avec le temps se perfectionner.

Et avoir des compétitions intéressantes à disputer dans les tournois réservés aux catégories jeunes, ce qui est important.

Mais pour autant, apprendre un peu plus tard n’est pas un handicap. Parce que la maturité va aussi nous faire voir plus rapidement les choses essentielles, on aura besoin de moins de pratique pour avoir une vue d’ensemble, et franchir les paliers.

Ainsi par exemple, aux parents qui connaissaient ce jeu de loin avant que leur enfant ne s’y lance, ils sauront mieux les guider et les accompagner autour du jeu.

Il n’y a évidemment pas d’âge pour réfléchir ou se poser des questions ni s’intéresser à quelque chose de nouveau.

Le jeu par sa nature amène évidemment une manière de penser qui encourage à prévoir au maximum, à ne rien négliger, à innover et bien sûr à anticiper le plus loin et du mieux possible.

Cette course à l’anticipation, à la « fiabilité » dans le jeu et à l’encouragement à faire réfléchir pour surprendre permet de comprendre que la réflexion va être orientée « dans le bon sens » pour l’individu, si l’on peut dire.

Ce n’est pas la seule chose, mais une des premières choses qui saute aux yeux, lorsqu’on observe des tout débutants, c’est si le joueur joue ses coups en fonction de ce qu’il a envie qu’il se produise (l’adversaire va jouer ce coup, mauvais, et je vais en profiter), ou s’il comprend immédiatement que l’autre va chercher le meilleur choix, et qu’il va donc falloir répondre par un choix aussi judicieux.

Existe-t-il un âge minimum ou maximum pour débuter

Sincèrement, non. Le jeu d’échecs est ouvert à tous et à tout âge. Les gens intéressés prennent toujours plaisir à découvrir ce jeu et regrettent souvent de ne pas l’avoir fait plus tôt s’ils sont adultes, d’avoir pensé que cela était difficile, ou trop abstrait.

On peut se dire que commencer sur le tard n’est peut-être pas le meilleur moment pour atteindre le niveau des jeunes, voir même un bon niveau, à priori. Ou qu’on a aussi d’autres préoccupations plus essentielles qu’un jeu, et cela est tout à fait plausible et respectable à l’âge adulte (et souhaitable !). Or, l’expérience démontre que les adultes comprennent vite et que chacun peut saisir les finesses et l’intérêt du jeu, et à tout âge.

Si tel n’était pas le cas, cela voudrait dire que tout serait joué dès l’enfance, ce qui est évidemment inexact, ou que le classement des joueurs serait le même que celui de la date d’inscription dans un club, ce qui est encore plus faux. Certains joueurs progressent très rapidement, d’autres jouent longtemps mais s’ils se contentent des idées de bases, ils pourront jouer longtemps sans que leur niveau devienne exceptionnel.

L’âge de se lancer dans les échecs n’a pas tant d’importance, puisque la force physique n’en a pratiquement pas. Les capacités mentales ne déclinant presque pas avec l’âge, un adulte a plus de chances qu’un enfant de voir l’ensemble des idées rapidement, puisqu’il est plus mûr. Il fera moins d’étourderies, par exemple, et la qualité de jeu dépendant de l’attention (et la renforçant), un adulte se concentrant aura généralement de meilleurs résultats à expérience égale.

Après, c’est plus une question de volonté et d’objectif, et d’oser se lancer dans une discipline nouvelle pour soi tandis que des joueurs la pratiquent parfois depuis plusieurs années, et d’oser franchir ce cap.

Mais le temps qu’on se pose la question d’entreprendre quelque chose de nouveau (c’est valable en général), on aurait souvent eu tout le temps d’entrer de plein pied dans un sujet, concrètement, et même de l’approfondir plus qu’on ne l’aurait pensé initialement sur cette période. Ceci est très vrai, et aisément vérifiable.

S’intéresser avec ses enfants

Alors simple curieux ou parent d’un enfant à qui le jeu plaît beaucoup, c’est une très bonne idée de s’y atteler et de s’y essayer au moins une fois dans sa vie, avec attention.

Pour évoquer ce qu’on voit et on comprend avec lui plus tard, échanger certaines idées et mieux connaître ce jeu en même temps qu’on l’accompagne, mais aussi mieux ressentir les choses et comprendre comment se déroule une partie, un tournoi, sa progression, mieux conseiller et aider aussi sur les à-côtés, très importants : la logistique, le choix d’un club ou d’un entraîneur, notamment.