7/7

3791. C’est la performance de Fabiano Caruana. Après son 100% des matchs allers, Caruana confirme et enchaîne avec un 2/2 dans les matchs retours. Ses deux premières victimes sont donc Topalov et Maxime Vachier-Lagrave, et c’est au tour du champion du monde de s’offrir une revanche. Il le suit actuellement avec 4 points, ce qui ne l’élimine pas mathématiquement pour le titre.

Fabiano Caruana reçu 5/5


Actuellement, le plus fort tournoi ayant jamais existé est dominé outrageusement par Fabiano Caruana. L’Italien a battu hier soir Hikaru Nakamura, et à la fin des matchs aller, a battu ses 5 adversaires !

Derrière, il est entendu qu’on se bat uniquement pour la deuxième place. Les écarts sont donc moindres, Topalov et Carlsen suivent à 2,5 points, Maxime Vachier-Lagrave à 2 points, et Aronian et Nakamura à 1,5 points.

Le championnat du monde aura-t-il lieu ?

Selon une rumeur, le tenant du titre Magnus Carlsen n’a pas confirmé sa présence à la finale du match pour le championnat du monde, contre Anand, qui doit se tenir à Sotchi prochainement.

Magnus a normalement jusqu’à début septembre pour donner sa réponse, et selon son agent, il restera concentré sur le tournoi qu’il dispute actuellement à Saint Louis.

Le championnat du monde aura-t-il lieu ?

Selon une rumeur, le tenant du titre Magnus Carlsen n’a pas confirmé sa présence à la finale du match pour le championnat du monde, contre Anand, qui doit se tenir à Sotchi prochainement.

Magnus a normalement jusqu’à début septembre pour donner sa réponse, et selon son agent, il restera concentré sur le tournoi qu’il dispute actuellement à Saint Louis.

Le plus fort tournoi de l’histoire a lieu outre manche

Le tournoi organisé à Saint Louis, aux USA, réunit en ce moment 6 des 9 meilleurs joueurs du monde autour d’un même plateau, dont le français Maxime Vachier Lagrave et le champion du monde Magnus Carlsen.

La Sinquefield Cup devient ainsi le premier tournoi a présenter une liste de participants dont la moyenne elo dépasse 2800.

Les participants à ce tournoi sont :

Magnus Carlsen : 2877 : numéro 1
Levon Aronian : 2805 : numéro 2
Fabiano Caruana : 2801 : numéro 3
Hikaru Nakamura : 2787 : numéro 6
Veselin Topalov : 2772 : numéro 7
Maxime Vachier Lagrave : 2768 : numéro 9

La moyenne exacte de ce tournoi est 2802, ce qui est évidemment un record (et le classe en catégorie 23). Il est possible de suivre les parties en direct, avec des commentaires en anglais en début de soirée, sur le site internet du tournoi.

Live : Live
Site officiel : Site officiel

Fin des olympiades

La Chine est championne du monde, la Russie est championne chez les femmes.

Pour la première fois, l’empire du milieu remporte la couronne dans la discipline échiquéenne. Elle n’était pas favorite, et c’est plutôt chez les femmes que la première place était promise. Mais les russes, renforcées par Kateryna Lagno, ont conservé leur titre.


Les chinois ont réalisé un parcours sans faute :

Ils terminent en battant la Pologne, 3-1, avec encore une victoire de Yangyi Yu (9,5/11) et de Ding Liren. Au final, une seule partie de concédée (sur 44 parties), ils méritent amplement leur titre.

La Hongrie reste deuxième. En annulant face à l’Ukraine, elle conserve sa position au départage. Et c’est l’Inde qui passe troisième, revenant très fort. La Russie, en battant la France, double la France et l’Ukraine, et finit elle aussi à une victoire des chinois. La France aurait fini 4ème en gagnant, 7ème en faisant match nul.


Les Russes, elles, ont longtemps fait un sans faute. Après avoir échappé au pire face à la France et s’être imposées face à la Chine et ses deux 2600, il ne pouvait plus arriver grand chose. Finalement, c’est l’Ukraine qui les faisait chuter à la 9ème ronde, mais l’Espagne freinait également les chinoises, maintenant l’avance.

Les Russes terminent en battant la Bulgarie malgré la défaite de Lagno, et la Chine n’a pu battre l’Ukraine, mais cela lui suffit pour maintenir sa deuxième place. L’ukraine, qui revient très fort, reste sur le podium. L’Allemagne perd sa 4ème place au profit de la Géorgie après une lourde défaite (4-0), et la France se reprend en dominant la Serbie.


Les français terminent donc 13ème chez les hommes, et 12ème chez les femmes. Les femmes ont longtemps fait un très bon tournoi, manquant de peu la Russie, battant l’Allemagne, battant presque toutes les équipes à leur portée à l’exception de la Pologne (2-2), mais la fin fut plus difficile. Une défaite logique contre la Chine, mais une contre performance face au Kazakhstan, et le podium s’envolait.

Les hommes ont joué pour le titre à l’avant dernière ronde, le match décisif a eu lieu contre la Chine et la France aurait pu tirer son épingle du jeu, mais s’est finalement inclinée 2,5 à 1,5.

Ensuite, contre la Russie et sa moyenne à 2762, il n’y a jamais vraiment eu de possibilité pour l’emporter, mais la France a failli faire match nul. Fressinet annulait justement face à Karjakin, et Maxime Vachier-Lagrave s’en sortait face à Kramnik du fait que son fou soit inapte à faire mener son pion de plus à promotion (2 pions contre un à l’aile dame).

Etienne Bacrot faisait de même face à Grischuk (2798) dans une très longue partie. Mais Romain Edouard finissait par craquer, alors qu’il avait pourtant égalisé lorsqu’il était en grand manque de temps. Dans une position égale, et juste après une alerte à la bombe. Une défaite 2,5-1,5, et ce sont 6 places qui s’envolent.

Ronde 10 : occasion manquée

Ce fut un match très tendu. La France échoue de peu face à la Chine, qui sera sans doute championne du monde.

La partie du jour fut sans doute la partie Ding Liren – Bacrot.

Dans cette position, le français réfléchit plus de 25 minutes avant de prendre sa décision. Le meilleur coup semblait être g5, mais les suites des blancs semblaient très effrayantes à première vue. Il joua Df6, et la position quelques coups plus tard était très intéressante, deux qualités de moins, mais un pion passé très dangereux.

Maxime Vachier-Lagrave pouvait prendre un pion à son adversaire, mais dans une position avec des fous de couleurs opposées, les chances de victoire étaient très minces. Il travailla donc son adversaire toute la partie, pour espérer mieux. La partie d’Etienne semblait être la clé de la rencontre, et retenait toute l’attention des commentateurs.

Romain Edouard fut le premier à finir, une nulle légitime avec les noirs face à Hua Ni (2666).

Laurent Fressinet a été un peu malmené par l’homme du tournoi, il semblait pourtant pouvoir faire nulle en finale de tours, mais à la fin, s’inclina.

Au premier échiquier, Maxime continuait sa pression. Son avantage était sensible, mais la partie se termina par un match nul.

Et finalement, au deuxième échiquier, la partie se termina sur une répétition de coups. Etienne n’avait pas assez de temps pour trouver tous les meilleurs coups dans cette position ultra complexe, et son adversaire se jetait sur cette possibilité.

1,5-2,5, la Chine est quasiment championne du monde. A la seconde table, l’Ukraine a fait match nul avec l’Azerbaïdjan, ce qui fait que la France reste devant ces équipes provisoirement, à la faveur du départage.

Mais la Hongrie est passée devant, à la faveur de sa victoire face à la Roumanie. De toute façon, avec toutes les équipes à égalité, il faudra l’emporter pour rester sur le podium.

Magnus Carlsen s’est incliné face à Ivan Saric (2671), et la Norvège a chuté contre la Croatie.

Chez les femmes, ce fut un match très accroché, mais la France s’est inclinée contre le Kazakhstan, Sophie Milliet étant sortie de l’équipe et Marie Sebag enregistrant sa première défaite. 3-1.

L’Ukraine a fait chuter la Russie pour la première fois, grâce à Natalia Zhukova. La Chine n’en profite pas et partagea le point avec l’Espagne, surprenant quatrième avant la ronde.

Le classement ne devrait pas beaucoup changer à l’issue de la dernière ronde, même si la Chine et l’Ukraine se rencontrent.

Ronde 10 : c’est parti !

C’est parti pour le match contre la Chine, un des matchs les plus importants pour l’équipe de France, qui pourrait la propulser en haut de la hiérarchie pour la première fois de son histoire.

Au premier échiquier, avec les blancs, Maxime Vachier-Lagrave. C’est lui qui possède la meilleure chance de l’emporter. Outre un meilleur classement, il dispose des pièces blanches. Son adversaire, Wang Yue (2718), est un adepte de la défense slave.

Au deuxième échiquier, Etienne Bacrot. Assez discret et parfois utilisé en bloqueur au 1, il a apporté 2 points décisifs lors des deux dernières rencontres. Il réalise un excellent tournoi, et rencontre Ding Liren (2742) avec les noirs.

Au troisième échiquier, Laurent Fressinet. Il a déjà réalisé des meilleures performances avec la sélection, mais ce match là est le plus important. Il dispose des pièces blanches, mais affronte Yangyi Yu, qui est imprenable sur ce tournoi (7,5/9).

Au quatrième échiquier, Romain Edouard. Vlad Tchachiev n’a pas démérité, mais lorsque Romain a joué, les 7 fois, la France l’a emporté.

Il est 14 heures, C’est parti !

Ronde 9 : c’est jouable

Sans surprise, il n’y a pas eu de match face à la Chine, les chinoises étant trop fortes pour nos françaises. Cependant, Marie Sebag confirme son excellent tournoi et demeure toujours invaincue au premier échiquier, même après avoir rencontré la championne du monde.

Chez les hommes, bon résultat, un peu similaire à hier, 2 nulles de Maxime Vachier-Lagrave et de Laurent Fressinet avec les noirs, et les chances de victoire revenaient un peu plus à Romain Edouard et Etienne Bacrot. Et comme hier, Etienne s’illustrait encore et remportait le point décisif. 2,5-1,5, et la France rejoint la Chine en tête du classement.

La Chine, elle, n’a pu battre l’Ukraine, avec Ivanchuk revenu en forme, Ponomariov, Eljanov et Moiseenko, 4 joueurs à plus de 2700.

Désormais, la France peut viser le titre, mais elle devra rencontrer la Chine et l’Ukraine, en cas de victoire.

Chez les femmes, la France sort du podium, et il sera très difficile d’y revenir, car là encore, l’Ukraine, avec les soeurs Muzychuk, Anna Ushenina et Natalia Zhukova notamment, dispose d’une très belle équipe. Mais il faudrait également passer devant l’Espagne, la Pologne, la Roumanie et l’Allemagne. Autant dire que ce sera très difficile.